Des nouvelles de

Récits de voyages d'un peu partout dans le monde


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Des photos de Gyeongju

Festival Culturel Silla

Cette parade en costumes traditionnels fait revivre les 1000 ans de culture de cet ancien royaume
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Les jeunes Ninjas prenaient leur rôle au sérieux!
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Les moins jeunes étaient aussi de la partie
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Fin de la parade: les chars allégoriques étaient au bout du rouleau!

Parc des tumuli

Tombeaux des anciens rois Silla

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La Corée romantique

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Le paisible Étang Anapli apprécié des couples coréens et … la ruée à l’entrée
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L’observatoire astronomique de Cheomseongdae et … ses satellites
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Les tranquilles terrasses du temple Bulguk-sa et … la réalité environnante
 


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Des nouvelles de Gyeongju

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Et oui, j’ai chopé une traditionnelle cochonnerie de vacances, ce qui explique mon silence des derniers jours.  J’ai eu droit à un beau combo rhube coréen et migraine de deux jours.  Pas génial mais pas de quoi me mettre complètement à terre comme les *{%^ de gastros indiennes (vécues deux fois) ou la ^{^*{% de grippe que j’ai pognée au Japon l’an passé et que j’ai trainée trois semaines en Australie et deux semaines en Allemagne.

J’avais pourtant fait attention à bien me reposer pour ne pas choper une marde exotique (j’étais pas pire brûlée en partant) mais bon, mon incroyable système immunitaire étant ce qu’il est, je n’ai pas réussi à passer plus de trois semaines en forme.   C’est vrai que je suis souvent meulade en voyage mais faut savoir que je le suis aussi à Montréal; ça n’a donc rien d’étonnant que je pogne quelque chose en cinq semaines à l’étranger.

Il va sans dire que je ne pars jamais sans mon Jean-Couteux ambulant; je peux en pogner en titi des cochonneries sans avoir à consulter un médecin ou un pharmacien.  J’avais un bon stock de pelules de rhube qui a fondu comme neige au soleil.  Le hic, c’est que les dites pelules étaient pas mal moins efficaces qu’à Montréal; quand ton chum t’appelle sa petite tousseuse préférée depuis plusieurs jours, il est peut-être temps d’envisager une visite chez le médecin afin d’éviter que ça dure jusqu’aux fêtes.

J’ai donc décider de tester le système de santé coréen après les systèmes français, indiens, australiens et allemands.  Mon ami le web m’a appris que le système de santé coréen est efficace, rapide et peu couteux. On peut voir un médecin sans attendre pour moins de 20$.  J’étais un peu mal d’y aller pour un rhume qui s’étire en toux omniprésente mais semble-t-il que c’est tout-à-fait normal de consulter un médecin ici pour un rhume ou des courbatures (!!!).

Mon ami Google Map m’indique quelques médecins pas trop loin de notre hôtel.  La première clinique est fermée pour le diner (c’est la conclusion à laquelle nous sommes venus grâce à nos incroyables notions de coréen).  Je vais tenter ma chance à la pharmacie en dessous pour trouver une autre clinique.  Le pharmacien m’arrange la patente en me donnant des pelules contre mon « common cold ».  Y’a pas l’ombre d’un mot d’anglais sur la boite mais comme le pharmacien a l’air de s’y connaître et que je ne souffre vraiment pas d’une rare pathologie nécessitant des examens appronfondis de spécialistes, je décide de suivre ses instructions pour le moins minimalistes (2 pills – 3 times a day).

2 jours plus tard, je ne sais toujours pas ce qu’il y a dans ces merveilleuses pelules mais laissez-moi vous dire que ce sont de pures merveilles d’efficacité pour un gros 2,50$.  Je tousse à peine, j’ai de l’énergie et oh miracle, je dors la nuit.  Je suis allée m’en chercher d’autres aujourd’hui, histoire de bien tuer ce qu’il reste.

Nous sommes maintenant dans la superbe petite ville de Gyeongju, un musée à ciel ouvert selon le Lonely Planet. Nous avons une superbe chambre avec vue sur des tumulus (l’équivalent de pyramides version grosses buttes gazonnées). Nous sommes arrivés il y a trois jours après avoir passé plus d’une semaine à Busan.

Nous ne le savions pas mais c’était le début du festival des Silla ici. Lors de notre première journée ici, Nous avons donc eu droit à une super parade (avec tous les costumes asiatiques que vous pouvez imaginer), un show dans le parc près de notre hôtel ainsi que des feux d’artifice que nous avons pu observer de notre chambre. Pas pire quand même pour une petite ville de 300 000 habitants!

La 2e journée, nous nous sommes promenés dans un parc rempli de tumulus (très joli), un autre parc (genre parc Lafontaine local) envahi par ce beau dimanche de petites familles faisant du vélo tout croche et jouant avec des cerfs-volants (très populaires ici). Le clou de cette journée fut sans aucun doute notre balade autour de l’étang Anapji, un étang romantique où les couples vont se faire photographier.

Quoi de plus romantique que de se balader avec l’être aimé entourés de huit gros bus remplis à craquer de matantes et mononcles coréens qui défilent avec leur kit du parfait petit aventurier (dont des bâtons de marche, essentiels pour faire le tour d’un petit étang)? Un vrai rêve dont je me rappelerai toute ma vie!

Parlant de rêve, mon estomac commence à me rappeler que ce serait peut-être le temps de partir à la recherche d’un barbecue, histoire de profiter une 5e fois de ce pur bonheur à chaque bouchée.


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Des nouvelles de Busan (3e partie)

Je vous écris du café Tom N Tom où nous tuons le temps en attendant que notre lavage se fasse.  Le lavage était la mission du jour puisque nous avons atteint les limites de notre petit stock de vêtements.  Nous avions pensé le faire faire à l’hôtel (c’était un des services offerts par l’hôtel que nous avions réservé où nous ne sommes finalement jamais restés) mais le lavage n’est pas offert par l’hôtel où nous restons vraiment.  Comme personne ne parle vraiment anglais à l’hôtel, nous n’avons pas su où était la buanderie la plus proche.

Google Map étant mon ami, j’en ai trouvé deux à 5-10 minutes de marche de notre palace. Le hic, c’est que la buanderie trouvée était plutôt un nettoyeur qui nous demandait 30$ pour nos deux poches de linge (alors que ça ne nous avait coûté que 10$ à Seogwipo).

Ne trouvant pas la 2e buanderie, Nous avons demandé au G & S le plus proche (dépanneur local) mais la caissière ne parlait pas anglais.  Nous nous apprêtions à repartir bredouille lorsqu’un gars sortant d’une allée du G & S se propose de nous aider.

Il est occidental parle anglais et coréen.  Il nous suggère le nettoyeur à 30$ et dit qu’il peut parler aux gens.  On lui demande s’il y a de vraies buanderies dans le quartier et il semblerait que non puisqu’il n’y a que des love hôtel où les gens ne font que passer une nuit (non, ce ne sont pas des hôtels de passe glauques mais bien des hôtels très corrects où les coréens non mariés se voient, n’ayant pas l’intimité nécessaire chez leurs parents où ils habitent) et que sinon, ce n’est pas vraiment un quartier où les touristes restent.

On le remercie et repartons à la recherche de la 2e buanderie, tels des chasseurs de trésors armés de leurs grosses poches de linge sale.  La recherche est un pas pire flop quand on entend le gars du dépanneur qui nous dit qu’il vient de se rappeler qu’il y a un autre nettoyeur dans le bloc à côté de nous.  Il demande à la pharmacie en bas où se trouve le nettoyeur et nous accompagne au 2e.

Notre accompagnateur fluant en coréen a un gros sac de bouffe pour chien dans les mains.  On forme tout un trio d’occidentaux à Busan, lui avec sa bouffe à chien, nous avec notre lavage.  Il demande au couple qui tient le nettoyeur combien coûterait notre lavage.  Le couple analyse soigneusement le contenu de nos sacs (génial de voir son linge sale déballé…) pour déterminer le coût de chaque morceau.

Le hic, c’est qu’on ne veut pas un super nettoyage mais simplement qu’ils foutent nos deux sacs de linge dans leur grosse laveuse sans se casser la tête.  Après de savants calculs dont seuls les nettoyeurs connaissent le secret, ils arrivent également au fameux chiffre magique de 30$, ce qui est vraiment trop pour nous.

Je cherche des plans B et C parce qu’ils ne nous reste plus rien de propre à se mettre sur le dos hormis le linge que nous portons.  Je pense aller gosser le premier hôtel où j’ai réservé qui est supposé offrir le service de buanderie.  Je pourrais mettre ma demande dans Google Translate (je n’ose imaginer le texte de bouette que ça donnerait) ou appeler la ligne de traduction de l’office coréen.  Dans un cas comme dans l’autre, ça s’annonce pas mal galère et le pourcentage d’échec potentiel est dans le très élevé.

2e plan pas terrible : laver le linge dans le jacuzzi (faut ben utiliser les moyens du bord).  Parmi les contres, rappelons que l’ensemble de notre linge est sale pis que ça risque de prendre pas mal de temps.  J’suis vraiment pas sûre que j’ai envie de me transformer en blanchisseuse toute la journée.

C’est alors que notre nouvel ami que nous connaissons depuis un gros 10 minutes nous propose de faire notre lavage gratuitement chez lui.  Il habite tout près et ça luit fait plaisir ayant voyagé et connaissant la joie du lavage en voyage.  Wow!!! Nous acceptons et nous rendons dans son studio qu’il partage avec sa femme et un petit pug ultra énervé d’à peine un an.

Nous apprenons qu’il est californien, qu’il s’appelle Mike et enseigne l’anglais à Busan depuis quelques années.  Le studio qu’il habite au 20e (le dernier) étage est fourni dans son contrat d’enseignement.  Il a une vue de la mort sur les montagnes et le remonte-pente qui amène à la forteresse (où nous irons sûrement ce soir).  Il part une brassée, on le remercie une autre fois, encore pour le moins surpris par cette histoire.  Nous devons revenir dans une heure trente pour s’occuper de notre 2e brassée (ce qui s’adonne à être maintenant).

Je suis maintenant au Mr. Breeze coffee, en face du Tom N Tom où j’étais plus tôt.  Mis à part le fait qu’il fait chaud pour un café qui porte ce nom, c’est plus tranquille qu’au Tom N Tom où nous avions l’impression d’être assis sur le boulevard pour le moins passant et bruyant.

Je viens de voir Marc de l’autre côté de la rue alors qu’il était parti étendre sa brassée de linge propre dans notre super chambre.  Comme la laveuse de Mike était également sa sécheuse, nous ne voulions pas ambitionner sur le pain béni et avions décidé de s’organiser pour faire sécher notre linge par nous-même.  Je traine toujours une corde à linge et des épingles (pas lourd et ben pratique), c’est le temps de s’en servir.  Nous avons même acheté une 2e corde et un mini sèche linge dans un magasin tout pour 1000 wons (1$).

Or, Marc est tombé sur un monsieur de l’hôtel qui parlait un peu anglais.   Le monsieur lui affirme qu’on ne peut utiliser une sécheuse et qu’il n’a pas de petit séchoir pliant.  Il dit à Marc de sécher son linge dans notre chambre.  Alors que Marc commençait à installer un super système de corde dans la salle de bain, le téléphone sonne.  C’est le monsieur qui lui dit qu’il a une solution.  Marc se pointe, rencontre la dame responsable du ménage (ce qu’il a supposé) qui lui prend la main et l’amène derrière l’hôtel où il y a deux belles cordes à linge en plein soleil.  Youppi!  Nous ne serons pas envahis par du linge séchant pendant 2 jours (c’est pas pire humide ici).

Je dois retourner chercher mon linge propre chez Mike dans 45 minutes.  Une fois le dossier clos, nous irons faire un tour de téléphérique et savourerons la vue en nous bourrant la face (ça l’air qu’il y a des restos au sommet).

Vue du café avec Marc qui attend l’interminable lumière pour traverser

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Des nouvelles de Busan (2e partie)

Je suis dans un petit café de Busan, pas très loin de notre vrai palace.  Eh oui, nous sommes arrivés à sortir de notre fabuleuse chambre, la faim aidant beaucoup.

Nous sommes présentement en mode digestion car nous venons de nous clancher de fabuleuses pâtes dans l’aire de restauration du centre d’achat Lotte (une chaîne coréenne que l’on retrouve partout).  La bouffe coréenne est vraiment excellente mais je dois avouer que lorsque j’ai vu un restaurant italien avec des pâtes (mon plat préféré pour ceux qui l’ignorent) et non seulement de la pizza, j’ai failli partir à courir pour m’y garrocher.

Le resto ressemblait à une maison de poupées pour adultes, très girly, à la limite du kétaine.  Le menu était très inspirant avec ses belles photos et ses traductions en anglais (assez rares ici).  Nous avons partagé une entrée tomates et mozzarella.  Miam!  Ça fait du bien de manger de la laitue après trois semaines (pas courant ici).  Notre bonheur a pris des proportions démentes quand nos pâtes sont arrivées : putanesca bien épicées pour moi et à la crème pour Marc.  Nous avons passé tout notre lunch à s’extasier à coup de miam! Wow! C’est bon!  Tout un festin!

Parlant de festin, je ne vous ai pas parlé du barbecue coréen.  Dans la catégorie bonheur intense, le barbecue coréen est très haut.  Nous avons dégusté notre premier à Seogwipo le lendemain de notre arrivée.  Comme il pleuvait, nous avons décidé d’aller nous promener dans le marché public intérieur, sorte de marché public Jean-Talon en deux fois plus gros.  On y retrouve de tout : poissons, viandes, légumes, fruits, festival de kimchi et des restos.

Mine de rien, voir toute cette bouffe appétissante ça creuse.  Nous décidons de tester un barbecue du marché.  Il n’y a que deux coréens car il doit être 3 heures de l’après-midi (nos estomac sont toujours décalés à ce moment). Nous choisissons du boeuf et du porc selon ce que nous comprenons c’est-à-dire rien pantoute.

La dame du resto débarque avec une dizaine de plats d’accompagnement : deux sortes de kimchi, des champignons, de l’ail, des oignons, du sel et du poivre mélangés à de l’huile, une salade de fèves germées, une sauce à la pâte de poisson et arachides, des feuilles de laitues et des espèces de feuilles de vigne.  Le monsieur part le barbecue (un barbecue, c’est une job d’homme que ce soit en Corée ou au Québec).  La première assiette de viande arrive.  La dame nous dispose les tranches sur la grille et surveille la patente d’à plomb.  Quand la viande est saisie, elle la découpe avec des ciseaux pour faciliter sa cuisson.  Elle nous met également des légumes à cuire.  Elle nous explique le tout en coréen mais on ne comprend pas un maudit mot; une chance qu’elle mime en même temps.  Nous avons notre sourire niais que nous arborerons souvent dans ce voyage signifiant je t’écoute et te remercie de vouloir m’aider mais je ne pige pas un seul mot.

Lorsque la viande est prête, la dame nous explique comment la bouffer : en l’enrobant de salade ou d’espèce de feuille de vigne auquel on ajoute du kimchi, des fèves, de l’ail ou n’importe quel accompagnement selon l’humeur du moment.  C’est vraiment excellent mais pas super facile à manger avec des baguette en métal qui glissent.  Chaque bouchée est un pur délice et on se dit que juste pour ça, ça vaut la run de lait pour se rendre en Corée.  On commence à être pas pire repus quand la 2e assiette de viande arrive.  On finit par réaliser que ce qu’on croyait être du boeuf est du porc noir, une espèce très populaire à Jeju.  C’est pas grave, c’est ben bon pareil même si c’est assez gras (y’a presqu’autant de viande que de gras).

Y’a des barbecues partout en Corée.  On les repère avec leurs petits barbecues au milieu de chaque table (comme vous voyez, on ne nous en passe pas!).  La plupart des restos ne servent qu’une sorte de viande mais certains, comme le 2e où nous sommes allés servent du boeuf et du porc.  On peut identifier la sorte de viande avec des images de l’animal et-ou des petits dessins.  Perso, je préfère le boeuf mariné même si le porc ne laisse pas sa place.  Marc préfère le porc.  Pas le choix; va falloir re-tester la chose pour voir si nous maintenons nos préférences.

Sinon, côté bouffe ici, c’est le bonheur à tous les jours.  On trouve de merveilleuses soupes à tous les coins de rue, des dumplings, des pâtes aux légumes et aux algues, le tout pour 3 à 6$ par repas.  Généralement, moins tu comprends le menu, moins c’est cher.  Encore une fois, une chance que nous amies les images de plats de bouffe sont là.  Ce qui est merveilleux, c’est qu’il n’y a jamais d’arnaque même si ça flashe en jaune fluo que t’es un touriste et que tu ne piges rien.

J’avais lu à quelques reprises que la Corée était un pays sûr et qu’il n’y avait pas de pognes pour les touristes.  Ça fait 3 semaines que nous sommes ici et c’est effectivement le cas.  C’est vraiment l’fun de voyager dans ces conditions où tu n’as pas à te méfier même si ça enlève pas mal de possibilité de galères comiques à raconter (mais un peu moins à vire).  Tu peux te perdre pis le pire qu’il puisse arriver, c’est d’avoir à sortir ton sourire niais de service si quelqu’un essaie de t’aider.  En plus, y’a du wifi vraiment partout; on pogne 2-3 réseaux en se promenant dans la rue.

Ça nous a été bien utile alors que je devais rejoindre Marc au café plate de Seogwipo (un des seuls avec une vue potable).  Je me suis perdue (j’suis vraiment pas partie dans la bonne direction) et la petite marche de 10 minutes en est devenue une de quarante minutes d’un pas olympique.  J’ai pu texter Marc, lui pitcher l’image de la carte où j’étais avec du wifi gratos de rue!  Imaginez maintenant ce qu’est le wifi des cafés et des hôtels…  On ne demande même plus s’il y a du wifi tellement c’est une évidence ici.

Bon, j’suis due pour une petite ballade digestive ou peut-être pour un 2e excellent café latté?  Dur dilemme; y’en aura pas de facile!

Prochain article : je vous parle entre autre des matantes coréennes et de leurs merveilleux look.  Nos yeux ont saigné à plusieurs reprises.

La madame est contente

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Pis le monsieur aussi

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Des nouvelles de Busan

Je vous écris en direct de mon lit de notre nouveau palace de Busan (2e plus grande ville de la Corée, située au sud du pays).  Eh non, je n’ai pas chopé une cochonnerie coréenne, je profite simplement du confort de notre nouvelle chambre.  Nous restons ici pour une semaine; le défi sera de sortir de notre merveilleuse chambre pour visiter.

Nous avions décidé de nous payer un peu de luxe après nos 11 jours dans notre chambre un tantinet spartiate de Seogwipo (quoique parfaite pour visiter parce que tu n’as vraiment pas envie de passer ta journée là).  Il ne restait vraiment plus grand chambre à réserver (90% d’occupation); j’ai réussi à dégoter une chambre « confort de luxe » pour 65$ la nuit dans le nord de Busan.  Ça semblait vraiment bien sur les photos mais bon, ça vaut ce que ça vaut (ils prennent rarement des photos des chambres les plus moches).

Nous avons quitté Seogwipo hier vers midi.  Une dizaine de minutes de marche pour se rendre au bus limousine qui mène à l’aéroport.  Nous avons eu droit à un chauffeur de bus rigolo qui nous a fait courir comme 2 cons pour pogner son bus (avec tous nos bagages) alors qu’il a bretté 5 minutes par la suite avant de partir.  Au moins, il a fait rusher tous les autres passagers pour qu’ils entrent en catastrophe comme si nous étions hyper en retard.  Une chance que tous les chauffeurs de bus n’étaient pas comme ça car au nombre que nous avons pris, nous serions sur le gros nerf.

À l’aéroport, c’était le test de notre billet d’avion acheté dans une agence de voyage à Seogwipo.  Nous avions tenté l’achat sur le web mais nous avons laissé tomber quand nous avons vu toutes les instructions de paiement en coréen.  En moins de 20 minutes à l’agence près de notre hôtel, nous avions 2 merveilleux aller simples à 41$ chaque (taxes et frais compris) pour un vol de 50 minutes le lendemain.

Zéro problème à l’aéroport.  Tout est beau.  Notre expertise en délestage de gros bagage enregistré se confirme; nous sommes tous les deux sous la barre des 15 kilos permis.  Il faut dire que nos bagages de cabine pèsent 5 et 7 kilos, le but étant d’y planquer tout ce qui est lourd et permis afin d’éviter des frais de surpoids des bagages enregistrés.

Nous avons une méchante bonne surprise en voyant nos places : plein d’espace pour les pattes.  On s’attendait à un vol sardines.  Pantoute!  C’est un des vols dans lequel nous avons eu le plus de place.  Dommage que ça ne dure que 50 minutes.

C’était gris et humide à Seogwipo quand nous sommes partis.  C’est gris et un humide à Busan quand nous arrivons.  Nous prenons le train léger qui nous amènera au métro de Busan.  Nous utilisons notre T-card (carte opus locale) pour payer.  C’est vraiment hyper pratique.  Le train léger rappelle les métros aériens de Singapour, de Kuala Lumpur ou de Tokyo.  C’est vraiment impressionnant; on a l’impression d’être dans un film de science-fiction.  La ville est immense; beaucoup de grosses tours au pied des montagnes.  Ça ressemble un peu à un Hong Kong moins peuplé et plus étendu (il n’y a « que » 3 millions de personnes ici).

Le métro est beaucoup plus petit que celui de Seoul.  Petit moment de bonheur : nous avons une vingtaine de stations à parcourir en pleine heure de pointe avec nos gros bagages.  On se rend vite compte que les gens sont un peu sauvages : ça fonce pour entrer dans le wagon alors que les gens tentent de sortir, les jeunes font semblant de dormir ou d’être ben absorbés sur leur cell pour ne pas céder leur place aux petits vieux, etc.  Mais bon, après 3 mois et demi de transports locaux en Inde, on a appris à faire notre place et à foncer dans le tas si nécessaire, mettons que c’est de la très petite bière ici.

Il ne nous faut que très peu de temps pour trouver notre hôtel malgré une une absence d’instructions pour s’y rendre hormis une carte vague du site Booking.com.  On entre dans notre hôtel par le stationnement (???).  La fille à l’accueil parle aussi bien anglais que nous coréen.  Elle nous amène à un autre hôtel où le proprio nous entreprend pour que nous payons la chambre.  Minute capitaine!  Notre méfiance naturelle reprend vie et je demande à voir la chambre avant, sachant que c’est plus qu’inhabituel ici, la crosse n’existant pas en Corée.

La chambre est magnifique.  La salle de bain à elle seule est aussi grande que notre ancienne chambre (et que nos chambres cheapounes habituelles).  Nous avons un jacuzzi, une première je crois en 15 ans de voyages.  La chambre en tant que telle est aussi grande qu’un deux et demi.  On peut marcher autour du lit (très rare dans les chambres cheapounes).  Marc a un coin lecture avec divan et table basse et non une super chaise en plastique (quand il y en a).  Mettons que ça fait changement!

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C’est ben beau la chambre mais on a une ville à découvrir pis je commence à avoir faim.  Va falloir s’extirper de cette chambre et s’activer!


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Des photos de Seongsan Ilchulbong (île de Jeju)

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Début de l’ascension du Seongsan Ilchulbong, cratère de 200m dont l’intérieur est gazonné comme un green de golf,

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Sur le chemin de la montée, vue sur l’île voisine nommée Udo.

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Sentier très bien aménagé pour la montée. Le marcheur aguerri prendra 20 minutes pour se rendre au sommet.

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Le fameux GO, de dos, qui fait sa job de GO.

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Vos humbles courailleux de planète au sommet du cratère.

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Toujours le fameux GO qui prend en charge la pose d’un groupe de touristes coréens.

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Exemple de famille avec jeunes enfants présente sur le site.

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Petit couple pris en flagrant délit de selfie.  Notez le fameux « selfie-stick » très répandu sur les sites touristiques et la duck face de la madame.

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Pendant la descente par un autre chemin, vue sur la plage voisine de Seongsan.

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Mon vertige m’indique clairement que la descente est plus épeurante que la montée,


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Des nouvelles de Seogwipo (4e partie)

Toujours au Dorothy, je poursuis ma lancée d’écriture avant notre petite ballade pour aller voir des chutes et terminer ça soit au café aux bébittes #2, soit dans notre salon privé (une veranda avec vue sur le port) tenu par une sympathique mais timide proprio qui s’occupe avec dévouement de son pitou quasi aveugle de 12 ans.  Ça reste à déterminer selon l’humeur du moment.

C’est le temps de vous raconter notre première expédition : Seongsan ilchulbong, un cratère verdoyant entouré par la mer que l’on voit dans toutes les brochures et sites de Jeju.  Le site se situe à environ 1h15 de bus de notre palace.  Nous partons par temps gris (pour faire changement).  Ils annoncent pas trop de pluie,  ce qui n’est pas le cas des jours qui suivent où se sera le déluge.

Le terminal de bus est à 2 minutes à pied de notre hôtel, ce qui est vraiment pratique.  L’île est hyper bien désservie par une tonne de bus qui ne coûtent pratiquement rien (le trajet le plus cher est environ 3$).  Ils passent assez souvent (aux 15 minutes) MAIS font 250 000 arrêts par trajet.  Pour vous donner une idée, ils font environ 30 km par heure et ce, même si le chauffeur essaie de clancher comme un malade dans les courtes distances qui ne sont pas des zones scolaires ou qui n’ont pas d’arrêt aux 500 mètres.

Bon, ça permet de voir le paysage et les gens locaux (surtout des écoliers et des retraités). Côté confort, ça va, sauf quand le chauffeur fourre les brakes comme un tapon aux 250 000 arrêts (un chauffeur sur trois, selon ce qu’on a pu constater).  Les 250 000 arrêts sont parfois indiqués en anglais mais pas toujours.  Ce n’est pas très grave car on a en masse le temps de prévoir sa descente.  Tous les arrêts sont indiqués en coréens, tant dans des haut-parleurs que sur un écran à l’avant du bus.  Ça permet de se pratiquer en coréen.  Parfois, on a en bonus la radio du chauffeur dans le piton, avec ses lignes ouvertes et ses jingles publicitaires insupportables. Les chauffeurs nous indiquent toujours où descendre (surtout que les touristes se ramassent toujours dans les mêmes endroits).

On se tient en forme en prenant le bus car les attractions sont généralement à 2-3 km de l’arrêt.  C’est une petite marche de santé pour se dégourdir les papattes un peu squizzées dans les bus (nous sommes plus grands que la moyenne des coréens pis ça se sent dans les bus).

Il commence à faire soleil et chaud alors que nous débutons notre petite marche de santé.  Nous marchons sur la plage; c’est très plaisant et joli.  Il n’y a pas foule.  Au loin, le fameux cratère a l’air pas mal haut et sa montée assez épeurante pour quelqu’un qui a le vertige comme moi.  Plus j’approche, moins j’ai hâte de monter ces marches. Nous ne sommes pas seuls au point de départ.  En veux-tu du monde, en v’là.  Nous sommes parmi les seuls occidentaux.  La plupart des asiatiques ont leur kit du parfait petit marcheur de montagne : bottes de marches, pantalons d’explorateur, petit haut performant, chapeau, bâtons de marche et l’inévitable appareil photo-cell.  Les magasins de sport doivent faire des fortunes ici.

On se rappellera que la montée est de 200 mètres, et non l’Everest.  Ça l’air que la randonnée en montagne est un sport national ici et ça se confirme en voyant la foule ici.  Les jeunes enfants montent avec leurs parents (on a été ben impressionnés par une famille avec des enfants d’environ 2 ans, 4 ans et 5 ans qui ont effectué la montée sans chigner le moindrement) et les petits vieux ne donnent pas leurs places. La montée est raide mais pas trop épeurante.  Le soleil tape et il fait vraiment chaud.  Les sentiers sont super bien aménagés avec des aires de repos à l’ombre et des endroits pour se prendre en photo (essentiels).

Petit velours pour l’égo : plusieurs randonneurs à kit rushent pas mal plus que nous.  Bon, on ne monte pas des cratères tous les jours mais on pédale en titi à Montréal; ça paie.  Arrivés en haut bien rouges et suants,  on se fait accueillir par un GO de cratère d’au moins 70 ans avec tout son kit du parfait randonneur et un enthousiasme de la mort.  Dans le genre dedans, y’était dur à battre!  Il nous fait des jokes, nous prend en photos et nous avoue qu’il n’est pas trop en forme car il a le rhume (une maudite chance; j’voudrais pas voir ça quand il pète le feu).  Il anime la foule au sommet et prend des tonnes de photos toute la journée.  Un motivé de première qui avait vraiment l’air d’aimer sa job.  Impressionnant, d’autant plus qu’il se tape la montée et descente 2 fois par jour, ce qui n’est pas rien.

Le cratère verdoyant et la vue sont magnifiques.  La descente s’avère pas mal plus épeurante que la montée (c’est haut longtemps) même si les escaliers sont vraiment bien foutus et sécuritaires.  J’ai les jambes molles et le shake arrivée en bas mais bon, ça valait la peine. Je me remets de mes émotions en bas en contemplant la vue et la foule de parfaits petits randonneurs qui défile inlassablement.  C’est le festival du selfie et du merveilleux bâton à selfie.

Nous avons droit à un spectacle des pêcheuses-plongeuses (tradition ici à Jeju).  Semble-t-il qu’elles plongent très creux mais elles ne font que barboter pour la démo aux touristes.  Un gros bof.  On décide donc de se tirer pis de faire notre petite marche de santé pour reprendre le bus vers notre palace.

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