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Récits de voyages d'un peu partout dans le monde


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Des nouvelles de Kyoto et d’Airlie Beach

 Je vous écris du café de notre hôtel à Kyoto.  Nous logeons dans une super auberge de jeunesse pas très loin de la gare.  Habituellement, les quartiers près des gares sont pratiques mais oh combien déprimants et glauques.  Pas au Japon!

Je tiens tout de suite à préciser que je n’ai pas été engagée par tourisme Japon pour louanger leur pays.  Toutefois, après plus de deux semaines ici, je m’émerveille tous les jours devant la facilité et le bonheur qu’on a à voyager ici.  C’est le jour et la nuit avec l’Inde.  Bon, y’a pleins de trucs sympas en Inde mais après coup, on s’est dit que deux mois et demi, c’est peut-être un ti peu trop.  Y’était comme temps qu’on décrisse parce que la chaleur (un humidex de 50, c’est pas de la tarte), le bruit, la saleté, les putains de klaxon, etc., on en avait pas mal notre dose.
Tout ça pour dire que nous avons quitté le bordel indien pour Kuala Lumpur y’a 3 semaines via le fabuleux aéroport "international" de Chennai.  Ils sont en train d’en construire un nouveau pis ce n’est pas pour rien.  C’est gros comme ma main, y’a un seul café et aucun tableau d’affichage pour indiquer les portes d’embarquement.  Ils les annoncent dans un micro qui griche.  Les toilettes fuient et sont dégeux.  Je rigole en entendant un français qui râle que c’est un aéroport pourri.   Il est en Inde pour le boulot pis ça l’air que c’est autant n’importe quoi travailler avec les indiens que de voyager dans le pays.  S’ils réussissent à nous exaspérer alors que nous sommes en vacances et avons tout notre temps, je  n’ose imaginer ce que c’est quand on doit avoir des résultats concrets.
Avec le recul, je pense que ce qui est le plus décourageant là-bas, c’est l’espèce de fatalisme du genre, ça toujours été de même pis je vois pas pourquoi ça changerait.  Pourquoi indiquer des consignes claires quand on peut laisser les gens chercher comme des cons?
Toujours est-il que nous sommes arrivés à Kuala Lumpur via un vol d’Air Asia, une compagnie à rabais qui est vraiment hyper efficace.  Nous avons eu le bonheur de nous ramasser gratos dans une "zone tranquille", c’est-à-dire sans enfant de moins de 12 ans.  Ouf!  C’est quand même assez plaisant un vol sans petits maudits de 3-4 ans qui crient sous le regard attendri de leurs abrutis de parents qui trouvent ça donc l’fun de les voir s’exprimer.
Dès que nous débarquons à Kuala Lumpur (un retour après une courte visite y’a 4 ans), c’est le choc.  Il fait 15 degrés de moins, c’est propre et organisé.  Bon, on retrouve les habituelles rapaces de gare qui essaient de te vendre un trajet de taxi 4 fois le prix.  T’as beau leur dire que tu connais le vrai prix, ils te mentent en pleine face et te disent qu’ils ne faut pas croire tout ce qu’on lit sur l’internet.  Ben oui le smatte, c’est toi que je vais croire et non Google map, le Lonely Planet et Wikipedia Travel.  On quitte les crosseurs de taxi pis on s’en va acheter notre coupon de taxi prépayé tel que stipulé dans les internet menteurs.  Encore un choc : pas de cohue au guichet, un guichetier compétent, un système clair. 2e choc : le taxi cheap.  Wow!  Un vrai palace impéccable.  Nous ne sommes pas douze à l’intérieur et y’a de la clim.  Le chauffeur sait conduire et n’essaie pas de nous passer un plan foireux. Il nous conduit directement à notre hôtel sans que nous ayions peur une seule fois.  Pas un seul klaxon.  Nos oreilles ne se peuvent plus.
3e choc : l’hôtel.  WOW!   Je savais qu’il était pas mal selon les commentaires que j’avais lus sur Tripadvisor mais alors là, c’est la totale.  Super accueil, hôtel reluisant qui sent bon avec un beau jardin intérieur.  Nous avons même droit à une chambre deluxe alors que nous avions pris la plus cheapoune.  Le lit est moelleux, propre.  Y’a rien de louche dans la toilette.  La douche fonctionne merveilleusement bien.  Ça peut sembler normal mais après deux mois et demi en Inde dans des hôtels cheapounes, disons que nous ne sommes plus habitués à ça.  Nous avons l’impression de revenir dans un monde qui nous est familier.
Nous avons passé 3 ou 4 jours à Kuala Lumpur.  C’est fou ce que nous avons perdu la notion du temps.  Nous profitons de la quiétude de cette ville.  Maudit que c’est plaisant de s’y promener.  Nous avons droit à des orages tropicaux de la mort.  On retrouve des rigoles sur le bord des routes et ce n’est pas pour rien.  Les affiches que nous croisons où on précise que tel truc ferme lors des orages nous laissent penser que ce n’est pas vraiment inhabituel.  Y fait pas frette mais c’est quand même pas mal mieux qu’en Inde.  Nous comptons les jours avant de retrouver des températures plus agréables au Japon.  Nous nous promenons dans le centre-ville, dans le parc qui entoure les tours jumelles.  Tout est propre, harmonieux.  Les tours jumelles sont vraiment impressionnantes.   Ce sont deux firmes d’architectes qui ont construit les deux tours en faisant une compétion  Ils ont fait un concours de vitesse afin d’accélerer la construction.
Je n’ai pu compléter ce récit car j’ai chopé une cochonnerie japonaise dont je ne me suis pas encore remise après plus de 3 semaines et un 2e traitement d’antibiotiques australiens.  Nous sommes en Australie depuis près de 2 semaines, sur la côte ouest, à Airlie Beach pour être plus précis.  Je vous détaille le tout dans un autre article que je publierai, je l’espère, assez vite.  Chu ben mieux de pas choper une schnoutte australienne en plus.


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Des nouvelles de Puducherry et de Varkala

Je vous écrit de la boulagerie Baker Street à Puducherry.  Ça fait juste 3 jours de suite qu’on y déjeune.  L’endroit est très agréable, climatisé, propre.  Il y a même de l’eau filtrée gratos.  On en a bu hier et on est toujours vivants.  On y déguste de bons cafés crème en lisant The Hindu.  C’est assez bizarre d’entendre parler français, surtout de la part des employés.  En tous cas, c’est le repère des français de la place qui viennent y ramasser leur baguette quotidienne et piquer une petite jasette dans la langue de Molière.

On retrouve pas mal de traces du passage de nos chers cousins dans la ville : noms de rues en français, restos français, petits cafés sympas, affiches en français.  Par contre, ce n’est vraiment pas un petit Paris.  C’est très charmant mais c’est très indien.  C’est pas mal le bordel, y’a beaucoup de circulation (surtout des motos) et énormément de {%{^*{ de klaxons.  Pu capable des ^}%}% de klaxons.  Plus que 2 jours à se faire casser les oreilles et nous partons pour un mini tour à Kuala Lumpur.  Nous y passerons 3 jours puis nous nous envolerons vers notre future destination des 3 prochaines semaines : le Japon.
Nous rejoignons notre ami Christian à Tokyo le 2 mai, jour de son arrivée au Japon (nous arriverons la veille).  Nous nous rejoignons au super hôtel que j’ai déniché, le Samurai.  C’est le 3e voyage que nous faisons avec Christian.  Il a pu m’entendre m’arracher les poumons en Égypte puis râler en Inde.  Ça fait un ‘camarade de sortie pour Marc quand je chope des cochonneries ;-). Sans joke, ça va quand même assez bien côté santé et j’ose espérer ne rien pogner au Japon, un pays ultra propre.
Christian ne sera pas sur le décalage cette fois car il aura passé une semaine en Corée du Sud avant avec un de ses amis.  Ça ne sera pas comme lors de notre rencontre à Dahab (Égypte) où il arrivait de 3 avions et un beau taxi de 600 km.  On a bien hâte de le voir.   Dommage qu’il ne soit pas arrivé directement car je lui aurais demandé de m’apporter du fromage en crottes et de la tourtière pour Marc.  Je suis sûre qu’il aurait trippé!
D’ici notre arrivée su Japon, nous continuerons à suer.  Il fait vraiment très chaud ici : hier la température ressentie était 50, rien de moins.  Mettons qu’on a laissé faire les grandes ballades parce que c’est juste désagréable; au bout de 5 minutes, je vois des points noirs.  En bonus, non seulement y fait chaud comme le maudit, y’a pas de trottoirs, les rues sont pleines de motos qui klaxonnent sans arrêt et qui arrivent de partout, t’as peur de te faire frapper, ça sent pas super bon parce que les "canaux" sont des égoûts à ciel ouvert qui sentent le yiable, bref, on limite la ballade au minimum.
On a sué jusqu’su bord de mer où il devait faire 2000 parce qu’il n’y avait pas d’ombre.  On a sué jusqu’aux statues de Ghandi et ?.  On a ensuite sué jusqu’à un parc où pleins de gens profitaient de l’ombre.  Quand même sympathique le parc.  On a ensuite sué jusqu’à notre super hôtel, pris nos douches et avons profité de notre chambre adorée avec clim, ventilo et wifi qui marche qui nous coûte moins de 10$ la nuit.  Bon, la chambre n’est pas immense mais le lit est confo, les employés sont vraiment charmants, on peut se faire des petits snacks fromages et charcuteries et même y faire sécher notre linge avec la petite corde à linge que j’ai achetée aux Philippines.  C’est pas chic chic mais ça fait la job.
Nous partons demain pour Chennai.  Nous nous sommes donc pointés hier à la station de bus pour acheter nos billets à l’avance.  Selon la carte touristique que nous avions, la station de bus ne devait pas être ben loin du café Baker Street.  Évidemment, la carte n’était pas trop à l’échelle et la station de bus n’était pas à la porte.  Impossible de plus suer que ça; on était mouillés bord en bord en arrivant à la dite station de bus où il devait y avoir 12 millions de personnes.  On cherche le bureau de réservations qui se trouvait à l’autre bout.  Un moustachu bête nous dit de se pointer au numéro 3 (???).  On finit par trouver le numéro 3 qui était encore plus loin (les stations de bus ici sont immenses; on parle pas du terminus Berri).  Un autre moustachu bête nous dit qu’on ne peut pas réserver de billet aujourd’hui.  Impossible de savoir pourquoi.  Ça l’air qu’il faut acheter les billets dans le bus mais c’est pas trop clair.  C’est quand même l’fun de ne pas arriver à avoir d’information sur les bus à la station de bus.  Mais bon, après deux mois et demi ici, on est zéro étonné; c’est juste normal.  Nous sommes donc repartis bredouille et avons décidé de nous payer un rickshaw pour retrourner se planquer dans notre chambre, prendre une douche et profiter du wifi ben effouarés dans notre lit.
Un peu plus tard, nous irons suer jusqu’au temple de Ganesh, le dieu à tête d’éléphant.  Ça l’air qu’il y a une éléphante qui bénit les gens en face du temple.  Devinez quissé qui va se faire bénir par la dite éléphante?  J’espère juste qu’elle y sera quand je me pointerai car ça l’air qu’elle se ballade dans la ville.  Au pire, si elle est partie prendre une petite marche, j’y retournerai car ce n’est pas trop loin de notre hôtel.  Pas question que je râte l’occasion de me faire bénir par une éléphante.
Comme vous voyez, on a pas foutu grand chose ici.  J’avoue qu’on a très hâte de retrouver des températures plus clémentes et de faire aller nos papattes.  On a été pas mal larves itou lors de nos dernières destinations itou.  C’est pas pour rien que cette période n’est pas conseillée pour visiter le sud de l’Inde; même avec la meilleure volonté du monde, c’est vraiment tuant.
Nous avons passé une semaine à Varkala, une station balnéaire de routards.  Un endroit magnifique.  Nous avons passé nos journées à contempler la superbe falaise rouge, les aigles qui y planaient, tenté de voir des dauphins, l’horizon.   Nous étions toujours au même resto, le café Italiano, avec une superbe terrasse bien venteuse et des parasols naturels d’arbres bien touffus.  C’était la place pour ne pas cramer parce qu’à 39, ça fesse.  Nous avons sympathisé avec Ram, le serveur népalais bien sympathique mais un tantinnet intense.  C’est fou les heures que font les serveurs ici.  Il devait commencer à 7-8 heures le matin et ne terminait pas avant 23 heures.  Tous les maudits jours.  On a finit par savoir qu’il travaillait là de janvier à juin puis repartait peut-être rejoindre sa femme et ses 5 enfants.  Ça doit être long longtemps de ne pas voir ses proches pendant 6 mois.
Le resto était à une vingtaine de minutes de marche de notre hôtel-hutte, vraiment pas pire pour le prix.  Lit confo, bonne clim, assez propre, douche un peu faiblotte.  Côté bruit, on repassera car c’est comme si on dormait dehors.  Pis dans le dehors, ben y’a des klaxons (pas trop à cet endroit une chance) pis des maudits chiens qui japaient comme des bons dès que quelqu’un passait.  Le gros hic de la place, c’est qu’un champion a choisi une pompe à eau qui fonctionne à l’électricité lorsqu’il y a au minimum deux pannes par jour.  Bravo mon grand!  La première journée, y’a pas eu d’électricité toute la journée. Ça l’air que c’était une panne programmée pour la maintenance du réseau assez chambranlant merci.  Évidemment, personne ne nous dit rien (genre attention demain vous n’aurez pas d’eau ni électricité entre 8h et 18h).  Y’a fallu poser des questions à un paquet de gens avant de connaître la raison de cette panne prolongée.  Ah la clarté indienne!
Autre beau moment à cet hôtel : on revient trempés bord en bord de notre ballade au guichet.  Le plan : prendre une tite douche et faire une sieste pendant la période la plus chaude de la journée.  Tout est beau : y’a de l’électricité.  J’enlève mon linge dégeu et je m’aperçois, oh joie, qu’il n’y a pas d’eau.  Je remets mon linge dégeux et va voir le gars à la réception car il arrive qu’il coupe l’eau pour des raisons obscures.  Le gars est confus et me dit qu’il n’y a plus d’eau.  Il nous montre le puit dans le cour et nous dit qu’il est vide.  Le puit a environ 35 pieds de creux et 10 de large; on s’entend-tu pour dire qu’il n’a pas du se vider pendant la nuit et qu’on aurait pu prévoir la chose un petit d’avance?
On essaie de savoir quand il y aura de l’eau à nouveau.  Dans une heure, une journée, deux jours?  Le gars demeure confus et nous offre de nous loger dans l’auberge de jeunesse.  Euh non!  Si j’avais voulu me louer une chambre dans l’auberge, je l’aurais fait; j’ai choisi les huttes pour avoir la paix et ne pas partager la douche avec 40 autres personnes.  Pas moyen de savoir quand l’eau va revenir.  Si on me dit dans 2 jours, pas de trouble, on va se trouver une autre chambre, y’en a des tonnes libres.  Je retourne dans ma chambre sans réponse.  5 minutes plus tard, ça cogne à la porte.  C’est l’autre gars (nettement plus vif que son collègue) qui me dit que l’eau est revenue.  WTF???????  Du grand n’importe quoi indien.  J’imagine qu’il y avait une façon de brancher nos tuyaux à un autre puit.  Le mystère demeure.
À part ça nous avons passé une semaine tranquille à nous faire brasser dans la mer (méchantes vagues de la mort; ça l’air que c’est la plage la plus dangereuse d’Inde), à regarder des intenses faire du yoga sur la plage, à niaiser entourés de chiens de plage colleux, à regarder les petites loutres de falaises (que je n’ai pu réussir à poser malheureusement mais elles ressemblaient aux loutres que j’avais vues à  Delhi), à regarder les aigles planer devant nous.  Pis quelques massages ayurvédiques pour moi, histoire de me remettre de tout ce stres.  Mine de rien, ça occupe!
Nous avons quitté ce paradis y’a 3 jours avec un beau train de 16 heures que nous prenions à 2h40 du matin.  Marc a essayé de trouver un transport jusqu’à la gare avec notre serveur intense qui nous a fait une belle propositions qu’on a refusée assez vite merci : on part après son chiffre à 11 heures pis il nous aide à transporter à pied nos bagages jusqu’à la gare (3-4 km de là).  Ensuite, on pourra avoir ben du fun en attendant le train.  Euh pas vraiment…  Sinon, va falloir payer ben cher pour un rickshaw vu qu’il est tard.  Déjà qu’on se tape un train de 16 heures, on va pas ajouter 4 heures de plus.
Marc trouve donc un rickshaw qui va nous amener à 1h30 du matin pour un gros 4$.  Ça nous a permis de piquer un petit roupillon avant de partir parce qu’on s’attend pas trop à dormir dans le train.  À 1h30, le fameux rickshaw est là, ce qui est un plus car ça n’aurait pas été évident d’en trouver un autre à cette heure.  Je m’enligne pour ouvrir la grille pour rejoindre le rickshaw quand je vois une cristie de grosse araignée se pousser vers la poignée.  Du genre une grosse maudite tarentule.  J’ai poussé un petit hiiiiiiiiiiiiiii!! que je ne m’étais jamais entendu crier en presque 40 ans, un mélange de surprise et de pas pire frayeur.  Marc ayant entendu le petit cri, il sait qu’il y a quelque chose de louche.  La grosse maudite araignée est près du loquet : je laisse donc la chance à l’homme de l’ouvrir.  L’homme a plutôt choisi de passer par l’autre porte plutôt que d’affront la grosse bête laitte.
Je rentre dans le rickshaw pas pire sur le nerf.  Bon, c’est pas étonnant qu’il y ait des grosses maudites araignées ici mais c’est la première fois que j’en croise une.  Faut dire que je ne les cherche pas non plus mais j’ai sans doute été chanceuse de ne pas en avoir vu plus.  Le chauffeur est accompagné d’un espèce de GO de la mort qui est dedans pis pas juste à peu près.  Il entreprend de nous animer ça à 1h30 du matin alors que nous dormions y’a 15 minutes à peine.  Il gueule de Bye Varkala!!  chante, claque des mains.  Yé pénible rare.  Une chance, c’est pas trop long se rendre et je suis crissement contente de ne pas me le taper plus longtemps.
Au moment où on met le pied pour entrer dans la gare déserte et apprécier de ne plus se faire gueuler dans les oreilles par le GO, surprise, Ram, le serveur intense apparait.  Et Ram est très très très saoul.  J’ai l’impression d’être de retour au bloc de mes parents avec les concierges ben finis, version serveur népalais.  Il est venu nous tenir compagnie jusqu’à l’arrivée de notre train (dans une heure s’il n’est pas en retard).  Déjà que je ne comprenais pas la moitié de ce qu’il me racontait alors qu’il était à jeun, ça s’améliore pas ben fini.  Marc a donc eu le bonheur de faire des belles devinettes avec Ram à deux heures du mat sur un beau qui de gare.  Le tout au son des singes qui se battaient en arrière-fond et des chiens qui gueulaient dès que le speaker qui griche se faisait aller.  Un moment magique!  J’peux-tu vous dire qu’on était content quand notre train est enfin arrivé?
La falaise


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Des nouvelles de Puducherry

Je vous écris du train express qui nous amènera de Cochin à Varkala.  Un beau train express de presque 4 heures qui ne fait que 11 arrêts.  Disons qu’ils n’ont pas la même notion d’express que nous ici.  Nous sommes dans un wagon AC chair car, un nouveau type de classe que nous n’avions jamais essayé.  La clim marche dans le piton, ce qui est une méchante bonne nouvelle puisqu’il fait 35-36 dewors avec un superbe ressenti de 44.  On accote solidement Bangkok et la Thailande en général en fait de bain sauna perpétuel.  C’est la saison la plus chaude au Kerala.  Nous ne sommes pas les seuls à suer à grosses gouttes; les locaux aussi trouvent le temps long.  Mais la bonne nouvelle, c’est que nous allons dans un endroit où il fait encore plus chaud (ils annoncent 39) mais que nous serons sur le bord de la mer.  J’ai déniché une super aubaine pour nous loger ; une hutte en bambous climatisée pour à peine 10$ la nuit.  Reste à voir si ça sera aussi bien que ce que le web présente :

http://www.vedantawakeup.com/varkala/property_description/

Il ne reste que 12 jours à notre séjour indien.  Ça passe vraiment vite!  Il me semble que nous arrivions hier.  Nous avons passé 4 jours à Fort Cochi, la partie historique de Cochi.  Un petit coin vraiment charmant, très riche.  Nous avions une chambre dans une superbe pension.  La chambre avait des plafonds très hauts (18 pieds environ), des boiseries, des meubles anciens, une superbe salle de bain rose.  Nous avions accès au wifi d’un petit hall sur notre étage qui était quasiment aussi grand que mon duplex.  Il n’y faisait pas frette par contre, d’où son surnom de p’tit coin chaud.
Ça fait une quinzaine de minutes que nous sommes partis et il doit y avoir eu au moins 7-8 vendeurs de tout qui sont passés.  Du chai, du café, du byriani, des mets veg, non veg, de l’eau, etc.  C’est une autoroute.  C’est pas pire dans le jour mais c’est pas mal moins comique la nuit quand tu essaies de dormir.
En effet, nous avons constaté la chose lors de notre dernière trajet de 16 heures en train.  Nous avions de nous payer du luxe en s’achetant des billets en AC 2 tiers.  On s’est dit : au yiable les dépenses; on va bien dormir au moins.  Pour info, ce billet nous a coûté 30 $, comparativement à un billet en AC 3 tiers qui aurait coûté 16-17$.  Habituellement, nous voyageons en AC 3 tiers dans la couchette du haut.  C’est de loin la meilleure place car les deux couchettes du bas se replient pour que les passagers puissent s’y asseoir dans le jour.    En haut, tu peux t’écrapous à n’importe quelle heure pis avoir la paix, mettons que t’es malade ou que tu files sauvage.  En bas, faut attendre les autres.  Le hic, c’est que si t’es pas couché, c’est pas super confortable assis car t’as vraiment pas grand place.
Donc, nous prenons la classe 2 tiers où il n’y a que 2 couchettes en hauteur et non 3.   Nous n’avons pas les places sur le web car les billets étaient en liste d’attente.
Je reprends ce récit une semaine plus tard sur le bord de la falaise à Varkala.  J’étais incapable de me concentrer dans le train car c’était un feu roulant de vendeurs, de gens qui se promenaient, du ti-cul à côté de moi qui arrêtait pas de grouiller, etc.  Pour revenir à notre super train AC 2 tiers, nous n’avons eu les places qu‘à la gare, imprimées sur une petite feuille.  Évidemment, nous n’étions pas à côté mais tout de même dans le même train.  Nous décidons d’échanger une place avec celle d’un autre homme en attente qui fait le même trajet  que nous.  Comme il est seul, il devrait s’en foutre d’être sur une couchette ou une autre.
Nous sommes arrivés un peu plus d’une heure d’avance.  Il arrive que les gares soient grandes et c’est toujours hyper mal indiqué.  On ne sait jamais sur quelle plate-forme on prend notre train et encore moins où se situe le wagon.  Faut savoir que les trains sont très longs (750 mètres environ) et qu’ils n’arrêtent pas longtemps aux 2000 gares de leurs parcours.  Courir 500 mètres avec un gros pack-sac à 35 degrés humides, c’est pas trop évident en 1 minute.  T’as donc intérêt à savoir où se situe le wagon dans le train quand il arrive pis de te pitcher avant qu’il reparte.
Il arrive qu’il y ait la position des wagons indiquée dans les gares mais pas toujours.  De plus, ce n’est pas parce qu’il y a une position affichée que c’est nécessairement la bonne.  Bref, c’est toujours un ti-peu stressant et faut toujours courir comme des cons lors des arrivées de train.  Ça ne serait pourtant pas si compliqué de bien indiquer la chose mais c’est pas de même que ça marche en Inde.  Faut toujours que ça soit confus et crissement pas clair.
Reprise de ce récit au Baker Street à Puducherry quelques jours plus tard.  Le Baker Street est une pâtisserie française où on retrouve d’excellents croissants, des baguettes démentes, des fromages et des saucissons.  C’est rempli à craquer de français tout excités de retrouver les aliments favoris.  Nous avons fait des provisions hier et nous nous sommes clanché un méchant snack dans notre super chambre cheapoune.  Le bonheur total!
Revenons à notre super train entre Goa et Cochi.  Nous sommes donc arrivés à la gare d’avance, histoire de ne pas trop courir commes des jambons.  On apprend par hasard en jasant avec des indiens sociables que notre train est retardé d’une heure.  Yé!  Évidemment, rien n’est indiqué nulle part.  On va juste avoir à bretter 2 heures sur le quai où il fait pas frette du tout et qui est bien emboucané car on y fait brûler des vidanges.  Heureusement, il y a toujours plusieurs personnes pour nous tenir compagnie et nous jaser ça.  C’est impossible de rester une seconde seul ici.  Ça nous laisse également le temps d’observer les incessants voyages de gens qui barrouettent de l’eau avec les moyens du bord.  Ils remplissent leurs cruches et vieilles bouteilles d’eau avec les robinets de la gare.  C’est toujours incroyablement triste de constater qu’en 2013 y’a encore tellement de gens qui vivent dans des conditions vraiment pas évidentes.  Mettons qu’on est très choyés et le mot est faible.
Le temps passe et le speaker cheap finit par cracher que notre train arrive.  Comme il arrête 1 grosse minute, t’es mieux d’être prêt à bondir dedans.  On est fins prêts quand oh surprise, on comprend vaguement (n’oublions pas, c’est un speaker cheap) que le train arrivera sur l’autre plate-forme.  Le tout est confirmé par une gang avec qui on a jasé plus tôt qui nous font signe de traverser.  Évidemment, y’a pas de place pour passer; faut y aller par les tracks.  J’peux pas dire que je trippe à escalader des tracks de chemin de fer avec mon gros maudit pack-sac.  Marc m’aide parce que j’suis pas la reine de l’escalade de track.  Je fais rigoler les indiens qui assistent à mon inélégante montée et descente de track.  Faut se dépêcher car le train arrive dans quelques minutes.  Du gros fun noir!
On finit par pogner notre train et trouver notre wagon.  On se rend compte rapidement que les places de côté sont plus étroites et plus courtes que celles que nous avons habituellement.  Marc doit se twister car il dépasse de la couchette.  Il a donc le grand bonheur de se faire accrocher les pieds à toutes les fois que quelqu’un passe, c’est-à-dire pas mal sans arrêt.  Le corridor est une autoroute; tout le monde s’y promène.  Les contrôleurs, les vendeurs de chai, de café, de boissons, de beignes, de byrani (riz), de beignes, de journaux.  Pis comme si c’était pas assez, ben le crisse de train super express arrête aussi souvent qu’un métro.  Il y a donc des gens qui entrent et sortent aux 10 minutes en accrochant nos couchettes avec leurs grosses valises et en gueulant à côté de nous.  Tsé, c’est pas parce qu’il est deux heures du matin que tu dois baisser le ton en parlant à ton ami; t’as rien qu’à gueuler comme d’habitude.  Y’a un esti de tapon qui a gueulé une bonne quinzaine de minutes juste à côté de nous en plein milieu de la nuit; pas mêlant, j’l’aurais sluggé.
Le wagon est climatisé mais tu reçois pu trop trop d’air frette quand tu fermes le petit rideau pour "t’isoler" du reste du train.  Faut donc trouver une façon d’ouvrir le ti-rideau pour avoir un peu d’air mais pas trop de lumière car tous les colons jaseurs en pleine nuit aiment bien allumer les gros cristies de néons, histoire de bien voir leur interlocuteur.  C’est un beau défi, surtout que le ti-rideau est constamment accroché, tout comme nos couchettes, par le feu roulant de monde qui passe non-stop.
À 4h30 du matin, les maudits vendeurs ont recommencé leurs manèges : chai! chai! chai! chai! coffee! coffee! coffee! coffee!, le tout bien crié en accrochant à chaques passages nos couchettes.  C’est vraiment étonnant qu’il n’y ait pas plus de meurtres de vendeurs de chai et de café.  Apothéose pour conclure cette délicieuse nuit : les colons d’à côté qui déjeunent en écoutant leur maudite musique poche dans le piton du cellulaire qui griche du tapon.  À 7h30 du matin!  J’peux-tu vous dire qu’on était pas de bonne humeur!  On a donc décidé de se gâter et d’écouter du bon Lisa Leblanc.  Fallait voir leur face.  En tous cas, dans la catégorie nuit de marde, c’en était une solide.  On a 12 fois mieux dormi en classe cheap sleeper que dans notre super classe de luxe d’où on est ressortis passablement déconcrissés de la vie, n’ayant plus trop l’âge de passer des nuits blanches.  Ça nous apprendra à vouloir se payer du luxe!
Notre super snack

Notre chambre romantique et spacieuse


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Des photos de Goa

Avec les vaches de plage

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Indien qui me photographie après que j’ai posé les vaches de plage

On se croirait sur une île déserte

Éléphant à Baga

Bateau au coucher du soleil

Touristes anglais vraiment dedans lors de Holi

Chien de plage bien dodu et holisé

Les rabatteurs en pleine discussion sous un parasol

Au Cavala – y’en aura pas de facile

Assiette de fromages du Cavala qui m’a quasiment fait oublier mon envie perpétuelle de fromage en crottes


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Des nouvelles de Goa, 2e partie

Je vous écris du Cavala, notre repère pour déjeuner à Goa.  Il s’agit d’un superbe hôtel à 5 minutes à pied de notre chambre.  L’hôtel offre d’excellents déjeuners continentaux et indiens que nous dégustons sur une belle terrasse ombragée, verte et munie d’indispensables ventilos.  On y est très bien sauf quand une gang de morons passent dans la rue d’à côté en klaxonnant comme des mongols.  Une chose est certaine, si y’a quelque chose dont nous ne nous ennuierons pas de l’Inde, ce sont les {^{**%#}]*+ de ]{*^*^%% à marde!!!  Sérieux, c’est vraiment agressant et désagréable!!!

Il faut savoir qu’en Inde, on conduit en freinant le moins souvent possible.  Les plus gros ont priorité.  Quand un gros truck croise un plus petit (bus, char, rickshaw, moto, mobilette, vélo, piéton, vache, chèvre et chien; c’est pas mal l’ordre d’importance ici), il klaxonne comme un gros tapon pour dire au petit de se tasser au pc. Le petit a effectivement intérêt à se tasser car le gros ne ralentira pas s’il y a un obstacle sur sa route.  Bref, ça klaxonne tout le temps car y’a du monde en masse sur les routes.  La force du klaxon est proportionnelle à la grosseur de l’engin; les gros trucks font vraiment un vacarme de l’enfer.  On klaxonne aussi pour signaler sa présence ou juste pour se désennuyer.  Tout ça pour dire qu’après 3 mois, on commence vraiment beaucoup à en avoir ras le pompon d’entendre des estis de klaxons (parce qu’on y allait du klaxon aux Philippines itou, dans une moindre mesure qu’ici où c’est vraiment le royaume du bruit).  Mettons que t’as intérêt à avoir une chambre un peu isolée des routes ou des bons bouchons pour dormir.
C’est le cas de notre chambre "very quiet".  Bon, on entend le boom boom de la plage jusqu’à minuit passé mais c’est quand même mieux que les putains de klaxons.  Le boom boom est quand même diffus et le ventilo le couvre pas pire.  Notre chambre est au dernier étage d’une maison.  Nous avons suffisamment de place pour étaler le contenu de nos sacs, une toilette qui tire, une douche avec possibilité d’eau chaude (faut remplir un seau avec la dite eau chaude qui n’est pas connectée à la douche, encore des raboudinages indiens), une bonne clim qui fait pas un vacarme d’enfer et, luxe, un petit frigo.  Il ne manque qu’un petit poèle et ça serait le parfait bonheur.  Ça commence à me manquer de ne pouvoir me mijoter des petits plats.  C’est ben l’fun les restos mais c’est très agréable de manger un bon spaghat ben simple à la "maison" itou.  Je tente de nous dégoter un hôtel avec petit coin cuisine à notre prochaine destination, Cochi.  Avec le réseau à chier d’ici, ça sera pas de la tarte.
Parlant de bouffe de resto, on en a un vraiment fabuleux à deux pas de notre chambre; le Jamie’s.  Tout y est succulent et y’a pas mal de bouffe anglaise.  J’y ai mangé hier du boeuf mijoté et des petates pilées à se rouler par terre qui me rappelaient la bouffe du temps des fêtes de ma moman.  J’suis pas très steak mais j’en ai bouffé un v’là deux jours qui était hallucinant.  La pizza aux fruits de mer ne donne vraiment pas sa place non plus.  Le plus sympathique, c’est que c’est vraiment pas cher (6-7$ le plat) et qu’il n’y a pas 25 taxes comme à certains endroits en Inde.  Ça parais-tu que j’suis plus meulade?
Nous nous apprêtons à gagner notre spot de plage de l’après-midi que nous avons nommé "Aux rats".  Ce poétique nom vient du fait qu’on y a vu plusieurs fois un méchant gros rat que j’avais d’abord pris pour un chat.  Bon, c’est si surprenant que ça…  L’endroit est quand même sympathique pour y siroter un lemon soda salted en tentant de faire du web (y’a du wifi qui fonctionne parfois pas pire).  Les chaises sont confos, la vue est magnifique, y’a de l’ombre et du vent, bref, c’est parfait pour ne pas cuire sur la plage.
On peut regarder le manège des rabatteurs qui tentent d’attirer des clients au resto.  C’est pas mêlant, ils se garrochent vraiment sur le monde sauf vers 4-5 heures où ils deviennent blasés et se foutent à 8 sous un petit parasol pour jaser.  Je serais blasée ben avant ça si je travaillais 7 jours par semaine et plus de 15 heures par jour comme eux.  C’est fou ce que certains travaillent fort comme les serveurs-rabatteurs.  Ils viennent souvent de l’extérieur (Delhi, Mumbai) pour venir travailler ici pendant la grosse période.  Y’en a plusieurs qui retournent chez eux ces temps-ci car la grosse période vient de se terminer.  On suppose que ça doit être relativement payant pour qu’ils quittent leur famille pendant 6-7 mois pour travailler aussi fort.  En bonus, ils se font regarder de haut en titi par certains indiens (les riches qui ont les moyens de venir ici) qui les traitent comme de la marde.  Mettons que quelqu’un s’essaierait à parler de même à un serveur au Québec, c’est clair qu’il boufferait son menu et se ferait sortir à grands coups de pied.  Mais ici, ça semble normal; sans doute un vieux fond de système de castes…
Autre activité de plage : regarder le sauveteur tasser les indiens vers le bout de la plage (on suppose que c’est parce qu’ils nagent assez mal ou carrément pas et que la zone devant nous est dangereuse), regarder les chiens s’exciter vers 4-5 heures et courir après le jeep des sauveteurs, regarder les vaches passer vers 6-7 heures, se demander quand le rat va arriver.  Comme vous voyez, ça occupe une journée!
C’est rendu vraiment tranquille comparativement à quand nous sommes arrivés.  C’était la journée de Holi, la fête des couleurs.  C’est d’ailleurs pourquoi notre ami du précédent billet était coloré.  Lors de cette fête, ça se pitche des couleurs fluos qui partent assez mal.  Et les indiens dans leur intensité habituelle n’y vont pas de main morte.  À préciser; ils ne te sautent pas dessus avec leurs poudres mais si tu dis oui, t’en as pour ton argent.
Bref, nous sommes partis de Panaji, la capitale de Goa v’là une dizaine de jours.  Panaji n’étant qu’à 16 km de Baga où nous sommes présentement,  nous décidons de prendre le bus local.  Nous marchons jusqu’à la gare de bus avec nos gros bagages.  Comme il fait environ 35, c’est pas long que nous sommes en nage.  Évidemment, le bus pour Baga est à l’autre bout de la gare qui n’est pas si petite que ça quand t’as chaud.  On arrive au dit bus; un gars nous dit de planquer nos bagages dans la soute derrière le bus.  On a même pas fini que le bus commence à partir. On gueule et on court pour embarquer et surprise, le bus est crissement mais alors là crissement full pack.  On se croirait sur la ligne orange après une panne, 30 degrés humides de plus.  Tabarnak!
On réussit à embarquer de peine et de misère dans ce sauna roulant.  On dégouline pas juste à peu près, on est debout collés sur 2000 indiens qui n’ont pas frette eux non plus.  Ça sent le swing en bonus.  Je ne la trouve vraiment pas drôle et y’a pas trop moyen de débarquer car nos bagages sont dans la soute.  Le sauna roulant roule vraiment lentement et il arrête constamment pour faire rentrer encore plus de monde.  Y’a une gang de meudames qui rentrent et qui s’incrustent littéralement sur moi.  J’suis rendue à suer des paupières pis je commence à paniquer car j’suis comme un peu agoraphobe et claustrophobe.  J’ai des nausées et je suis sur le bord de l’hyperventilation mais j’suis pognée dans les meudames et 14000 autres indiens.  Je réussis à me calmer en me disant que j’ai pas le choix et que c’est pas si pire que ça (ouin!) pis que 45 minutes, c’est vite passé (re-ouin!).  Une chance, le troupeau de meudame finit par débarquer et j’ai quelques cm autour de moi.  On finit par arriver en lavette totale et je me jure que pu jamais, on ne me reprendra dans un bus de même.  Oh que non!  Mais bon, j’ai eu le temps de m’en remettre depuis avec notre très agréable petite vie très tranquille ici. Ça valait amplement le bus full pack.


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Des nouvelles de Goa

J’vous écrit de l’avion qui nous amène à Mumbai.  Nous avions le choix de parcourir les 500 km qui séparent Ahmedabad de Mumbai soit en train (12 heures) ou bedon en avion (1 heure).  On parle même pas du bus car ça doit prendre un bon 12 heures à se faire shaker solide.  Comme il ne restait plus de place en classe 3 tiers y’a 3 semaines, nous avons décidé d’investir un peu (80$) et de nous offrir l’avion.

Je suis en deuil de notre super chambre trop confortable d’Ahmedabad.   Elle me manque déjà :-(. Selon ce que j’ai vu sur le web, va falloir crasher le cash à Mumbai pour avoir un hôtel un tantinnet potable.  Nous n’avons rien réservé d’avance car à plus de 40$ la nuit, je préfère voir la dite chambre avant de payer.  Nous irons dans un quartier assez touristique de Mumbai, Colaba.  Semble-t-il que c’est l’endroit pour poser nos valises selon notre bon ami le routard.  C’est d’ailleurs à Mumbai que nous retrouverons nos camarades les guides de voyage.  Nous n’avions que le Lonely Planet "L’essentiel de l’Inde" pour la partie nord où nous ne pensions pas rester un mois.  Mettons que les villes de Orchha, Bhopal, Ujjain et Ahmedabad n’y figurent pas.  On pensait se rabattre sur le web pour trouver de l’info sur les trucs à voir mais c’est pas évident quand le réseau lâche sans arrêt ou encore plus pratique, qu’il n’y a pas moyen de trouver du cristie de réseau comme à Ujjain.
Ça fait plus de 2 mois qu’on sacre contre les foutus pannes de réseau (c’est ben pire que les pannes de la ligne verte).  C’est pas mêlant; dès qu’on tente de faire de quoi sur le web (réserver un hôtel, un avion, avoir des nouvelles importante de la famille comme par exemple après l’opération de son popa), ben le putain de réseau lâche!!!  Pis comme on fait tout par le web, ben on sacre souvent.  Une chance que je stocke maintenant tous mes billets d’avion ou de trains localement sur mon ipad car on aurait été dans la marde souvent.
Encore hier, le super réseau de notre hôtel fout le camp vers midi.  Tout est normal; il lâche au moins 20 fois par jour.  Au bout d’une trentaine de minutes, il n’est toujours pas de retour.  Même le réseau non identifié qu’on squatte parce qu’il est plus fiable que celui de l’hôtel ne répond plus.
Reprise de ce récit un bon deux semaines plus tard à Goa, à la plage de Baga et plus précisément à la terrasse du Cavala, notre nouveau repère.  Nous sommes à Goa depuis 8 ou 9 jours et on s’y plait vraiment beaucoup.  On blague souvent qu’on va prendre l’avion d’ici vers notre dernière destination indienne Chennai (le 28 avril).
Je n’ai pas été trop bavarde par pure paresse mais aussi parce que c’est pas mal moins rigolo raconter que tout va bien, qu’on mène la grosse vie sale, qu’on a une belle petite chambre avec une vue sur la mer (et des toits pas pires remplis de cochonneries), que nous sommes à deux pas d’une plage immense et à deux pas de tonnes de restos où nous nous régalons.  Pas pour rien que nous restons encore ici 6 jours avant de prendre un délicieux train de 16 heures vers Cochin.
Nous devions quitter aujourd’hui pour Hampi où il y a des temples magnifiques enfouis dans la jungle.  Le problème, c’est qu’ils annonçaient 42 degrés dans la dite jungle avec 80% d’humidité.  C’est chaud longtemps ça…  Ici, il fait 33-35 tous les jours pis on s’arrange pour ne pas resterr au soleil parce que ça fesse.   Comme nous n’avions pas envie de nous évanou à côté de temples aussi magnifiques soient-ils, j’ai rapidement annulé nos billets de train et nous avons décidé de prolonger notre grosse vie sale ici.
J’avais lu que le sud de l’Inde était pas mal plus relaxe que le nord mais je ne pensais pas que le contraste serait aussi grand.  Ça fait du bien car  c’est pas reposant visiter le nord.  On a retrouvé dans le sud une vie plus "occidentalisée".  La première grosse différence, c’est qu’il y a pas mal plus de touristes ici.  Nous n’avons plus à jouer aux duchesses de carnaval (envoyer la main et sourire) dès qu’on met le pied dehors.  Par contre, les indiens aiment toujours autant se faire poser avec des touristes.  Je ne sais pas trop ce que ça leur apporte mais c’est fou le nombre de personnes qui nous demandent de poser avec eux.  J’avais lu qu’inviter des étrangers à son mariage portait chance; peut-être que c’est la même chose si t’es posé avec un étranger?
La deuxième grande différence, c’est que ce n’est pas la basse-cour partout ici.  Oui, y’a un troupeau de vaches sur la plage, des pitous, des minous farouches et des rats gros comme des minous farouches (dont un qui se tient à notre repaire sur le bord de la plage; mettons qu’on se contente des lemon soda mais qu’on laisse faire la bouffe) mais y’a pas de déjections animales partout.  Y’a même des trottoirs où l’on peut parfois marcher quand ils ne sont pas pleins de monde qui vendent des trucs ou de motos stationnées.   Les vidanges sont mises dans des poubelles et ramassées et non pitchées dans la rue.  Tout ça fait en sorte que c’est pas mal plus plaisant d’y être.
Bon, c’est sûr que nous n’avons vu que 3 villes du sud (Mumbai, Panaji et Baga) et qu’il s’agit d’endroits plutôt touristiques mais même à côté des endroits touristiques du nord, c’est souvent assez épouvantable côté hygiène.   Bref, on a l’impression d’être dans un autre pays et on ne s’en plaint pas même si on a vu des trucs hallucinants dans le nord.  Faut d’ailleurs que je rédige quelques récits de rattrapement mais ça sera pour une autre journée car je dois soit 1- aller à la piscine du Cavala 2-Continuer la lecture de mon livre 3-Faire les deux.
Pas drôle la vie!
Exemples de photos avec nos nouveaux amis


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Des nouvelles d’Ahmedabad

Je vous écris de notre chambre de rêve d’Ahmedabad.  En effet, comme nous étions à bout des chambres de marde, la dernière d’Ujjain ayantenfoncé le dernier clou du cercueil, nous avons décidé de nous payer du luxe.  Et quand je dis luxe, je parle d’un gros 33$ à deux pour une chambre qui en vaut ici un bon 100$.  J’ai déniché cette pure merveille sur tripadvisor.com. C’était le premier hôtel sur la liste, suivi par tous les gros hotels à plus de 100$ la nuit.  Après avoir lu les commentaires du genre : "parfait" "du confort à petit prix", j’ai pas niaisé avec la puck et je me suis garrochée pour réserver avant que les réseaux (électriques et internet) lâchent. Le dieu des voyageurs à bout des hôtels cheapounes ayant eu vraisembablement eu pitié de nous, il restait de la place et les réseaux ont tenu le coup jusqu’à ce que je termine ma réservation.

L’hôtel est en plein centre d’Ahmedabad, une grosse ville à l’ouest de l’Inde environ à 500 km au nord de Mumbai, notre prochaine destination.   La ville est relativement sympathique, du mois le peu qu’on a vu car on est pas pire planqués dans notre chambre merveilleuse.  L’hôtel qui est neuf a un vrai lobby propre, un portier (!), un ascenseur qui fonctionne.  Notre chambre, toute neuve et immaculée n’est pas grande mais maudit qu’on l’aime.  Le lit est à lui seul un pur bonheur avec son matelas et ses oreillers aussi moelleux et doux que des nuages, sa literie neuve, propre, douce.  Habituellement, faut pas trop regarder la literie pis laissez-moi vous dire que côté douceur, c’est pas mal du niveau papier sablé; mettons qu’on apprécie beaucoup nos sac à viande (genre de mini sleeping bag en soie) pour ajouter un ti peu de confort et de protection.
Pour revenir à notre chambre de rêve, elle possède un ventilo qui ne fait pas de bruit pourvu de vitesses qui fonctionnent ainsi qu’une clim silencieuse.  La salle de bain ne laisse pas sa place avec sa douche chaude et sa plomberie neuve.  Ça semble être un minimum pour un hôtel mais croyez-moi que ce n’est pas toujours le cas.  Nous avons droit à un super service, dont le déjeuner inclus servi à notre chambre adorée.  Nous avons également un hôtel d’époque à deux minutes à pied où nous allons siroter d’excellents capuchinos pas donnés mais tellement bons.
J’ai eu droit à toute une surprise aujourd’hui : un éléphant dans la rue juste en face de notre hôtel.  J’ai bondi puis suis partie à la course pour mitrailler de photos le dit très gros éléphant qui se promenait dans le traffic avec deux gars sur son dos qui rigolaient bien en voyant la touriste surexcitée.  La madame était dans le ben contente.

En tout cas, ça fait du bien en titi de se poser dans un endroit agréable.  On était un peu claqués après notre délicieuse nuit de train en classe sleeper.  En fait, on n’a pas dormi beaucoup mais c’était quand même moins pire que ce qu’on imaginait.  De un, personne n’était sur nos couchettes.  Ce ne fut pas facile de les trouver car il faisait pas pire noir dans le wagon et on ne savait pas trop où allumer les gros néons subtiles.  En plus, on n’est pas trop mobiles avec nos valises et sacs.  C’est toujours un bonheur de tenter de les planquer sous les premières couchettes à la noirceur où il y a déjà plein de stock et des gens qui dorment dessus.  Ensuite, il faut monter sur nos couchettes du haut à l’aide des petits cossins en métal pas trop user friendly.  J’ai toujours l’air d’une grosse empotée de service quand j’y monte et encore plus quand je descends (c’est quand même haut alors j’ai le vertige et peur de me péter la yeule).
Mais bon, même si c’est un peu du sport s’installer dans les couchettes du haut, reste que ce sont les meilleures places en train car on peut rester coucher tout le trajet et personne ne tente de foutre ses bagages sous soi.  Faut juste pas avoir envie trop souvent.  De toutes façon, j’évite comme la peste les toilettes de train car les toilettes à la turque et moi, nous ne sommes pas ben chummy.
Une fois montés sur nos couchettes du haut, on s’installe pour notre beau trajet de 8 heures.  Il faisait frette en pas pour rire dehors après le passage des orages.  Je porte donc tout mon linge chaud dont mes pantalons mous et chauds sous ma jupe.  C’est vraiment très chic, d’autant plus que je les ai roulés pour ne pas qu’ils soient pleins de bouette post-orages.  Je porte également mes running et des gros bas d’hiver, histoire d’ajouter encore plus d’élegance à mon kit.  Tout le monde est emmitoufflé avec les moyens du bord : couverte, petits foulards.  Ça ne semble pas très habituel un tel froid.  Nous nous planquons dans nos sacs à viande (avec ma petite couverte chaude, cadeau de soeurette y’a une dizaine d’année que je traine dans tous mes voyages).  Nos petits sacs à dos nous servent d’oreiller.  La couchette est plus dure qu’en classe 3 tiers mais nettement plus confortable que notre dernier lit.
Premier constat quand le train part : ça brasse pas mal plus qu’en classe 3 tiers.  Y’a pas mal plus de bruit aussi.  En effet, les groupes de 6 couchettes ne sont pas isolées les unes des autres (y’a que des grillages qui font un peu prisom)  Résultat : on entend les bruits de tout le wagon dont le ronfleur-souffleuse juste à côté de Marc.  C’est comme si on partageait son lit… Une chance que nous avons des bouchons d’oreilles!  De plus, les bruits de métal du wagon sont pas pire omniprésents.  C’est pas l’enfer mais mettons qu’on va essayer de rester en classe 3 tiers lors de nos prochains voyages.  Mais bon, ça reste mieux que le bus et c’est vraiment pas cher (environ 4$ chacun pour un trajet d’environ 500 km).
Nous avons réussi à dormir quelques heures entre de très nombreux réveils.  Nous sommes un ti peu stressés à notre arrivée à Ahmedabad car nous n’avons pas l’adresse de notre super hôtel et n’avons aucune idée de son emplacement car nous n’avons pu vérifier la chose sur le web la veille à Ujjain.  Ça pourrait être un peu galère mais au pire, on va faire un tour de ville en rickshaw et payer trop pour la véritable distance de la gare.  Surprise : le premier chauffeur de rickshaw connait notre hôtel et nous demande moins de 50 sous pour nous y conduire.  Habituellement, les chauffeurs de rickshaw ont tendance à nous demander des prix assez débiles plusieurs fois trop élevés.  On se dit qu’on ne perd pas grand chose et que même si l’hôtel est à côté, on n’aura pas eu à le chercher et à barouetter nos gros bagages.  Un gros 10 minutes plus tard, nous arrivons à notre fabuleux hôtel et à notre chambre de rêve.  Nous sommes aussi excités que des enfants le matin de nowel et ne cessons de répéter que c’est un 33$ crissement bien investi.  Maudit qu’on est ben!
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