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Des nouvelles du train entre Jaipur et Agra

Autre train, autre récit.  Le train est vraiment parfait pour la rédaction de récits : on n’a rien à faire, c’est généralement assez long et ça ne brasse pas trop (contrairement au bus de luxe).  Ce train nous mènera à Agra en 4h45 minutes.  Nous venons de partir; il est un gros 6:28 du matin.  Ça ne change pas grand chose à mes habitudes car je suis très matinale depuis que je suis arrivée en Inde; je me réveille rarement après 6:00.  Faut dire qu’on se couche plutôt tôt : 9-10 heures gros max.

Nous avons testé la classe 2 tiers AC.  Les wagons sont exactement pareils comme la classe 3 tiers AC sauf qu’à la place de partager notre espace avec 5 autres personnes (6 personnes en tout), on le partage avec 3 autres personnes en principe car nous sommes toujours 6 avec les 2 enfants en bas.  Ils sont super tranquilles (à date), pas comme le petit maudit qui était assis en avant de moi dans le vol Doha-Delhi qui a sauté sur son banc non-stop sous le regard niais de ses parents krishnas du Mile-End (il a d’ailleurs fini par se péter la tête au plafond ce qui l’a calmé un gros 15 minutes).

Le train est relativement tranquille dans la classe où nous sommes.  Par contre, y’a des wagons vraiment pas chers qui n’ont pas l’air l’fun tu-suite.  Full-pack, pas de clim, des bancs de plywood, disons que pour quelques dollars de plus, on va passer notre tour.

Les gares sont toujours remplies à craquer, peu importe l’heure où on y va.  Imaginez Berri-UQAM en pleine heure de pointe quand tous les métros se vident en même temps après une longue panne sur les lignes vertes et oranges.  Ben c’est de même tout le temps!

Les gares sont aux limites du glauque.  Y’a pas vraiment de banc pour attendre ou s’il en a, c’est en nombre manifestement insuffisant (10 places pour 250 O00 personnes).  Tout le monde s’assis ou se couche par terre pour attendre.  Les indiens ont souvenf leur petit kit de train : couvertes pour mettre par terre, thermos, stock de bouffe, parfois des petits bancs portatifs.  Y’a pleins de gens qui dorment dans la gare ou sur les plate-formes enroulés dans leurs couvertes.  Le plus étrange, c’est que ceux qui décident de se taper un petit roupillon par terre ne se couchent pas sur les côtés pour ne pas être dans les jambes.  Eh non!  Ils se couchent en plein milieu de la place et les milliers de personnes qui se déplacent autour les contournent.

Finalement, on retrouve le principe de contournement des obstacles dans les gares.  Sur la route, ce ne sont pas les « obstacles » qui manquent : animaux de toutes sortes couchés ou se promenant en plein milieu du  chemin (mine de rien, 5-6 vaches couchées dans une rue, ça te bloque pas pire un chemin), gens à pieds, en bicycle, en tuktuk, en chameau, en cheval, avec des boeufs, des ânes, des tracteurs, des barouettes, alouette et pourtant la circulation demeure relativement fluide dans tout ce bordel.

Pour revenir aux trains, autre particularité : ce n’est jamais clair où on doit prendre notre train.  Y’a plusieurs plate-formes et plusieurs trains et évidemment, aucune indication précise sur la nature du train avant qu’il n’arrive.  Certes, y’a des tableaux indiquant les correspondances trains-plate-formes mais encore là, ce ne sont pas tous les trains qui y sont et-ou les heures sont différentes de celles sur notre billet.  Bref, y’a toujours une petite angoisse pour savoir si on est à la bonne place…  En plus, si on se trompe de plate-forme, c’est une giga galère pour atteindre l’autre (on se rappelle : Berri-UQAM à l’heure de pointe après 2 pannes partout).

Sinon, une fois qu’on est dans le bon train, c’est le bonheur jusqu’à peu de temps avant notre arrivée où on recommence à angoisser pour savoir si on est rendu à la bonne place.  Heureusement, y’a toujours un-une indien parlant anglais pas loin qui peut nous dire ce qu’il en est parce que rien n’est annoncé avant que le train soit arrêté et qu’il faille se pitcher en courant pour descendre avec nos gros bagages en se battant avec ceux qui veulent entrer.

Parlant d’indiens qui parlent anglais, ils sont faciles à repérer. Généralement,  les hommes n’arborent pas de magnifique moustache indienne et portent des vêtements occidentaux tandis que les femmes portent un sari occidentalisé (sari avec des jeans ou sari avec moins de brillant et de bling bling qu’à l’habituelle).  De plus, ils sont habituellement plus portant que les indiens plus pauvres.  Ici aussi le tour de taille est souvent proportionnel aux revenus, la classe moyenne-riche affichant des rondeurs qu’on ne trouve pas chez les pauvres gens qui se démènent dans les rues.

Parlant de rondeurs et de caractéristiques physiques, ça me rappelle un fabuleux moment que j’ai oublié dans mon précédent récit sur Jodhpur mais qui mérite qu’on y revienne.  La veille de notre départ en train, nous décidons de faire imprimer nos billets de train, histoire de ne pas se faire chier avec un contrôleur qui aurait décidé qu’une version électronique n’était pas suffisante (nous les avions acheté sur le web).

Notre hôtel n’ayant pas d’imprimante (toute forme de facturation se fait encore à la main ici), nous devons aller dans un café internet pas loin.  4-5 vaches contournées plus loin, nous arrivons au fameux café.  Disons qu’un garde-robe poussiéreux, chaud avec 2 ordis pourris et un autre qui semble un peu moins pourri où les 3 gars du café gossent sur Facebook serait une meilleure description de la chose.

En principe, imprimer une feuille, ça prend quoi?  1 minutes, 2-3 mettons si l’ordi est pourri.  Pas en Inde.  Grosse surprise : notre ordi pourri n’est pas branché sur une imprimante (même si on nous avait dit qu’on pouvait imprimer).  Tout le monde sait que c’est vraiment super compliqué partager une imprimante sur un réseau…  Les 3 gars lâchent Facebook pour commencer à rusher sur l’imprimante.  C’est clair qu’il n’y en a pas un dans la gang qui connait quelque chose de plus à l’informatique que comment se brancher sur Facebook.

3-4 autres gars tout aussi compétents débarquent d’on ne sait où pour offrir du renfort pour venir à bout de cet épineux problème.  Parmi eux, un espèce de stagiaire qui tente de copier l’adresse de la page de mon billet pour la mettre sur son Facebook???  On voit que le gars a suivi une formation hyper rigoureuse pour en arriver à faire un stage de ce calibre.

Un des gars du renfort s’assit à côté de Marc (nous regardons maintenant ce cirque à la fois éberlués et découragés) et lui demande s’il fait du body-building. Marc lui répond que non, surpris par cette question sortie de nulle part.  Le gars poursuit dans sa lancée, non satisfait, et lui demande combien il benche et s’il prend des protéines.  Marc lui répète qu’il ne s’entraine pas mais notre Arnold en herbe ayant trouvé une oreille attentive ne lâche pas le morceau.  Il n’arrête pas de lui parler de benchage, de protéines, de manger des légumes, tout ça pendant que 3-4 gars rushent comme des débiles pour faire fonctionner l’imprimante (dont le stagiaire qui shake le moniteur de l’ordi servant à regarder Facebook???).

Ça fait au moins 30 minutes que le team imprimante rue dans les brancarts, que Marc a une belle conversation avec le wannabe Arnold et toujours d’impression en vue.  Le team imprimante décide de sortir l’artillerie lourde et ressort de je ne sais où une vieille imprimante du temps de la guerre qui imprime sûrement avec du papier perforé.

Je doute de plus en plus que nous finissions par avoir une version papier de nos billets et comme j’ai chaud en titi même si je suis assise et non en train de gosser des fils à quatre pattes à terre ou à shaker des tours comme le team imprimante (nous sommes quand même au moins 8 dans un garde-robe poussiéreux sans ventilation + les passants qui ne peuvent s’empêcher de s’en mêler), je décide de sacrer mon camp à l’hôtel et de miser sur un plan B de billet en version électronique accessible sans réseau.  Marc décide de rester car il est bien diverti par le team imprimante et son nouvel ami Arnold qui cause toujours muscles.

Marc finira par revenir avec les billets imprimés au bout d’une heure!  Efficace.

Bon, lâchons les technologies de pointe pour revenir où je vous avais laissé lors de mon dernier récit : nous partions vers Pushkar, une petite ville tranquillos sacrée.  Au départ, nous voulions aller à Jaisalmer, une ville près du désert pas trop loin du Pakistan (pour faire un beau trek près des frontières de nuit).  Or, Jaisalmer n’étant pas à la porte, la principale activité étant les safaris en chameau, ce qui me tente moyennement étant donné l’état toujours un peu précaire de mon système digestif, nous décidons de passer notre tour et de retourner vers l’est.

C’est évidemment le gros bordel quand nous arrivons à la gare d’Ajmer (y’a pas de train direct qui se rend à Pushkar qui est à une vingtaine de km).  Nous avons le choix entre prendre un rickshaw pour se rendre à la gare de bus puis un bus d’une heure ou prendre un taxi de la gare pour 5$.  Devinez quel fut notre choix après 6 heures de train…

Marc négocie le taxi autour de 20 indiens qui nous attendaient d’à plomb au sortir de la gare.  En tant que feumme, je suis exclue d’office des négociations, à la limite c’est comme si je n’existais pas, mais ça fait mon affaire car je ne peux pas dire que négocier des prix en plein soleil entourée d’une foule soit ma tasse de thé.  Comme toujours, la foule se compose des négociateurs (versions indiennes de Claude Poirier qui gueulent des prix plutôt que des sinistres dividus ou des explications sur le comment et le pourquoi d’une boîte vocale en 2011) et de public qui n’a rien d’autre à faire que de regarder de négociations plates de prix de taxi.

Une fois les négos terminées, on attend notre taxi.  C’est long; il semble y avoir un noeud.  Un autre négociateur débarque; y’aurait pu de taxi (ben oui pis moi j’m’appelle Épaisse qui gobe n’importe quel mensonge à la noix).  On fait mine de s’en aller; soudainement, y’a encore de taxis mais à 50 roupies de plus.  Gros soupirs mais on s’ajoutera pas 1h30 de trajet de plus pour une maudite piasse.  Va pour le 50 roupies de plus, on finit par embarquer dans le taxi.

La route est jolie et passe dans les montagnes.  Y’a des singes partout!  Je me peux pu et je cris « un siiiiinnngeeeee! » à toutes les fois que j’en vois un, ce qui fait bien rigoler le chauffeur de taxi qui tente de nous amener à un hôtel où il reçoit une cote.  On lui fait croire que nous avons déjà réservé, ce qui est totalement faux.  Nous avons spotté un hôtel dans un guide et espérons qu’il y a de la place mais au pire, y’en a pleins d’autres pas loin.

L’hôtel convoité a de la place mais seulement pour les chambres sans clim (avec ventilo seulement).  Ça me va, l’hôtel me semble vraiment sympa et c’est impeccable (on pourrait manger sur le plancher).  Ça nous coûte un gros 9$ la nuit à deux pour une coquette petite chambre avec salle de bain.

Le proprio est un homme ultra organisé : il nous montre même à quoi servent les 14 pitons de lumières (et ce, même si c’est indiqué au crayon en dessous). Du jamais vu en Inde.  Habituellement, y’a 14 pitons partout dans la chambre (minimum) qu’il faut essayer pour savoir à quoi ils servent (et encore, souvent, ils ne servent à rien).  Y’a aussi des pitons pour activer une prise de courant (mais pas toujours).

Nous testons le resto et la terrasse sur le toit d’où nous avons une magnifique vue sur les montagnes environnantes et les nombreux temples.  Wow!  La bouffe est super bonne, la vue est géniale, notre chambre (et toilette) n’est qu’à un étage de la terrasse; je sens que nous allons nous plaire ici.  Bonus à la ville : les rickshaw y sont interdits et y’a presque pas d’autos et de motos (donc peu de klaxons, ce qui fait un bien fou aux oreilles et aux nerfs).

Je décide de me la couler douce dans ma chambre coquette en lisant des revues à potins françaises laissées par d’autres voyageurs.  Je regarde par la fenêtre de ma chambre : un siiinngeeee!!! Y’en a partout sur les toits : des gros, des bébés, des ados.  Ça court et ça saute en masse.  Wow!

Nous nous la coulons douce le lendemain en lisant à l’hôtel et en profitant de notre belle vue.  Nous avons même droit à un show de singes.  Un des employés de l’hôtel sort du pain nan.  En moins de deux, 7-8 singes débarquent sur le toit de l’hôtel.  Y’a une mère avec ses deux petits qui n’ont même pas de poil tellement ils sont jeunes.

Les singes sont mitraillés de photos et de petits cris de joie (de ma part et également d’une gang d’allemandes qui sont aussi énarvées que moi) pendant qu’ils s’empiffrent de pain et de fruits.  Y’en a même un gros qui ose boire de l’eau dans un gros bol (un peu anxieux mais bon).

Il y a des centaines de singes sur les toits des maisons autour de l’hôtel.  C’est vraiment l’fun à regarder.  Y’a deux espèces : les plus gros à face noire et blanche et les plus petits à la face (et aux fesses) rouges.  Les deux espèces ne se mélangent pas et y’a parfois des bagarres pour qu’une espèce dégage de l’espace de l’autre.  En tout cas, ça saute et ça court pour la peine un singe.  Je suis très impressionnée par leurs capacités physiques.

Parlant de capacité physique, nous avons eu la joie de visiter l’hôpital de Pushkar à notre 3e journée sur place.  Vous pensez sans doute que ma schnoutte s’est empirée et que j’ai du voir un autre médecin.  Eh ben surprise!  C’était pas pour moi mais pour Marc.  En effet, pendant la première journée à Pushkar alors que je lisais mes revues à potins, Marc a décidé d’aller voir un temple sur une petite montagne.  Il s’est fait mordre au mollet par un traitre chien qui lui avait japé après (comme bien d’autres) mais qui n’était pas plus agressif que les 25 000 que nous avons croisés depuis notre arrivée.

La morsure n’est pas trop profonde (il n’est pas parti avec son mollet) mais on voit clairement la trace de la machoire et un spot rouge (une canine).  Par chance, dans un moment de lucidité quand nous sommes allés nous faire vacciner 1 mois avant de partir, nous avons décidé de nous faire vacciner contre la rage (3 vaccins qui assomment pas pire et une prise de sang la veille de notre départ pour voir si les vaccins ont fonctionné).

Faut dire que l’infirmière que nous avions rencontré était une version vivante et santé des avertissements aux voyageurs que l’on retrouve sur le site des affaires étrangères (toujours ultra épeurants, j’pense qu’il y a même des avertissements pour la France).  Si tu n’avais pas envie de te faire vacciner contre la rage avant, laisse-moi te dire que tu y penses à deux fois après (ex. ls moitié des chiens en Inde sont enragés, dès que tu as les symptômes de la rage, t’es foutu, tu meurs dans d’atroces douleurs dans les 2-8 jours, le vaccin est bon pour la vie, une fois vacciné, si tu te fais mordre, t’as pas à partir à la course pour les vaccins, tu peux attendre un mois pour les boost, etc.).

Bref, dans la catégorie bonne décision de l’année, celle-là arrive sans aucun doute au top!  Néanmoins, même si nous sommes vaccinés, nous ne savons pas encore si les vaccins furent efficaces.  Nous avons écrit à la clinique mais il n’auront pas les résultats avant quelques jours (normalement, ça aurait été dans 3 semaines – 1 mois).  Marc a donc décidé de voir s’il peut recevoir un vaccin ici.

L’hôpital est proche mais nous ne le voyons pas (on ne sait pas trop à quoi ressemble un hôpital ici mais on va le savoir bientôt).  Marc demande à quelqu’un dans la rue où il se trouve.  Mauvaise idée.  La gars, au lieu de nous montrer une direction, décide de nous suivre pour bien nous montrer le chemin (et avoir un pourboire).  On lui dit qu’on va se débrouiller mais continue à nous suivre comme une queue de veau même si l’hôpital est à gros 100 mètres de là.

L’hôpital ressemble à un vieux bâtiment déglingé pas pire rempli de monde.  C’est loin d’être aseptisé pour être gentil.  La queue de veau ne nous lâche pas d’une semelle et commence à nous taper sérieusement sur les nerfs.  Il y a un garde-robe pour s’enregistrer.  Un homme remplit des formulaires entouré d’une dizaine de personnes qui lui remettent d’autres papiers ou lui posent des questions.  Il parle anglais mais au pire, une morsure, ça aurait pas été trop dur à mimer.  La queue de veau est plus présente que jamais, il prend ma place dans le bureau déjà rempli : j’ai du ressortir mon regard meurtrier accompagné de « it’s my husband, GO AWAY!!! » pour qu’il se tasse à peine.

Une fois armé de notre papier pour lequel il a fallu payer 4 roupies (2 cennes), nous traversons de l’autre côté où il y a une pièce décrépie avec un médecin entouré d’une vingtaine de personnes qu’il « examine ».  C’est une vraie joke. Il prend le poul au poignet 2 secondes, complète le papier, suivant, touche le front 1 seconde, remplit le papier, regarde vite dans la bouche de l’autre, remplit le papier, et ainsi de suite.  Arrive le tour de Marc.  Il ne regarde même pas la plaie, va s’informer s’il y a des vaccins, revient, complète le papier et dis à Marc d ‘aller ailleurs pour le vaccin (où? on ne sait pas trop…).

La queue de veau nous suit toujours comme notre ombre.  Nous en avons comme notre claque de ce zouf à qui on a rien demandé à part une direction.  Marc lui demande s’il est un docteur ou sinon de faire de l’air.  Il reste là, se disant sans doute qu’on va se tanner et qu’on va finir par lui donner quelque chose pour qu’il dégage.  Euh! On t’a rien demandé, ça fait 20 minutes que tu nous énarves, ça m’étonnerait ben gros que tu aies une cenne.  Heureusement, un autre indien témoin de la scène se met sur son cas et lui passe tout un savon.  Il finit enfin par sacrer son camp.  Nous remercions chaleureusement le gars de nous avoir débarassé de ce scotch-tape (il avait l’air assez découragé par l’attitude du zouf).

Nous finissons par comprendre où aller chercher le vaccin.  Il y a une pseudo-pharmacie dans une autre pièce de l’hôpital où il faut remettre les petites feuilles remplies après le rigoureux examen du médecin.  Les gars de la pharmacie sont déjà au courant (c’est à eux que le médecin est allé poser la question).  Ils rigolent en nous voyant et en nous parlant des « lignes » qui n’existent pas (aucune surprise pour nous, c’est partout pareil en Inde).  Ils nous remettent la fiole de vaccin et une seringue.  Marc leur demande s’il doit s’injecter lui-même le vaccin (ça n’aurait même pas été surprenant).  Ça rigole ferme, on nous envoie dans une autre superbe pièce de cet hôpital.

Je laisse Marc y aller car je commence à me sentir faiblotte en pensant à l’injection (c’est comme ça aussi à Montréal, d’où le bonheur de me faire donner 3 vaccins pour la rage même si ça valait vraiment la peine).  J’ai bien fait de ne pas assister à ça : aucune désinfection du point d’injection, pas de ti-plaster après, le minimum requis.

Temps de toute cette opération : une quinzaine de minutes.  Coût : 4 cennes.  Coût des 3 vaccins à Montréal et de la prise de sang : pas loin de 400$.  Y’a quelque chose qui nous échappe…

Nous passerons encore une autre journée à Pushkar à se la couler douce, à regarder les singes, à aller voir le lac sacré et ses 52 ghats (escaliers pour s’immerger), à magasiner sans se faire achaler ou manquer se faire écrapoutir par le traffic, à tester des restos végétariens (aucun resto ici ne sert de la viande, du poulet, du poisson ou même des oeufs), à donner du popcorn aux vaches, à visiter un temple psychédélique (on se serait presque cru dans une discothèque), bref, à bien profiter de cette super ville.

Prochaine destination : Jaipur, la seule ville indienne avec des trottoirs.

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