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Récits de voyages d'un peu partout dans le monde


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Des nouvelles du Swaziland et de Kruger

Je vous écris du salon de notre auberge de jeunesse du parc de la réserve Mlilwane, en plein coeur des vallées fertiles du Swaziland. Du quoi, me direz-vous, si vous êtes comme nous y’a à peine 6 mois alors que nous aurions été incapables de situer ce petit pays enclavé dans l’Afrique du Sud.

Vue de notre auberge de jeunesse (non, ce ne sont pas des cohons, ni des sangliers mais des phacochères)
* La photo va suivre quand je pourrai la publier sans recevoir des +}*{* d’erreur http *

Nous sommes arrivés hier en fin de journée après avoir passé une semaine à Santa Lucia, un petit paradis animalier où nous avons presque vu le fameux big five sans même faire de Safari. Je reviendrai sur tous les animaux vus dans un autre article car vraiment, y’en a en masse.

Nous avons décidé de faire un petit tour de deux jours au Swaziland puisque nous passions par là pour se rendre au parc Kruger (le plus grand parc animalier de l’Afrique du Sud), nous voulions avoir un aperçu du pays qu’on dit très différent de son voisin l’Afrique du Sud, pis, soyons honnêtes et assumons notre petit côté bébé lala, avoir une autre étampe dans notre passeport.

Nous avons donc repris la route hier avec déjà plus de 3000 km de routes sud-africaines derrière la cravate. La route pour se rendre au Swaziland était assez achalandée de gros trucks (dont un solidement dans le clot, viré sur le top, sans doute parce qu’il ne roulait pas à 160 km/h sur une route étroite, sinueuse, remplie de marcheux et d’animaux).

Marc a pris certaines habitudes de conduite sud-africaines (mais pas celle de faire n’importe quoi et de dépasser comme un zouf dans une route qui rencontre sans regarder) dont le fameux roulage dans l’accotement, une voie qui sert ici à tout comme se tasser quand un zouf arrive à fond la caisse à 160 quand la limite est genre 80, à se tasser quand un zouf dans l’autre voie dépasse sans trop regarder. C’est très pratique sauf qu’il faut toujours surveiller les marcheux et la basse-cour d’autoroute.

Reprise de ce récit de notre bungalow du campement d’Olifants au bord de la rivière du même nom dans le parc Kruger, la plus grande réserve animalière de l’Afrique du Sud. Ça fait une semaine que nous sommes ici et nous quittons ce matin pour Hoedspruit, une ville obscure dont la seule chose que nous savons est qu’elle est près du Blyde River Canyon, le 3e plus grand canyon du monde, rien de moins…

L’accès réseau n’est pas facile ici et ce, même avec ce que nous avons surnommé « le précieux », c’est-à-dire le réseau 3g. J’ai acheté une carte SIM près de Durban que j’ai remplie à nouveau à Malelane, un bled avant de rentrer à Kruger. Sachant que le wifi est généralement plus que pénible dans les grosses villes en Afrique du Sud (ça l’air que c’est le cas en Afrique en général), on décidé de miser sur le 3g, vraiment pas cher (26$ par 4 gig) et nettement mieux que le wifi pourri.

Or, le 3g dans le fin fond de la savane, mettons qu’il faut être motivé. Bon, c’est mieux que rien étant donné que nous sommes crissement creux au milieu de nulle part mais disons que ça laisse le temps de réfléchir entre l’affichage de chacune des pages ou encore de se taner et d’entreprendre une tite game de Candy Crush avant de sombrer dans un profond sommeil à 18h30.

Tout ça pour dire que je vais y aller mollo sur les photos même si nous en avons des tonnes de toutes les espèces croisées. Pis laissez-moi vous dire qu’en plusieurs jours dans des réserves, nous en avons croisé en titi des animaux. Tsé, si moi je ne cris plus quand je vois un éléphant de loin, ça vous donne une idée (ceux qui me connaissent savent que je m’extasie toujours à 42 ans quand je vois un écureuil (!!!)).

Bon, je termine ce récit pour commencer celui sur le festival des animaux.

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Des nouvelles de ma baignade avec les phoques à Hout Bay (près de Cape Town)

Toujours dans notre douillette chambre de notre tente de luxe qui est un peu moins douillette à 15:30 quand le soleil sud-africain fesse comme un deux par quatre. Il fait 30 degrés dans la tente et je suis devant le ventilo qui tourne à puissance maximale.

Aujourd’hui, ils se donnent dans les travaux à l’entrée du camping à grands coups de marteaux et de scie depuis 7 heures ce matin. Disons que c’est assez ordinaire comme bruit toute la journée, surtout pour ceux qui viennent ici pour la semaine de vacances scolaires (et ils sont nombreux puisque le camping est plein même si c’est normalement la moyenne saison touristique). Le chantier est vraiment pas loin de la piscine qui est pourtant pleine. Bonne chance pour te détendre sur ta chaise longue!

Heureusement, comme je suis debout depuis 5 heures du matin (eh oui!), je ne me suis pas fait réveiller par les travaux. Nous sommes hyper matinaux ici; faut dire qu’il fait noir comme une tombe à 6:00 le soir, mettons qu’à 20:00 gros max, on a l’impression qu’il est 3 heures du matin et on tombe comme des roches. Je tente de faire une sieste sans trop d’espoir pour arriver à toffer jusqu’à 22:00 pour voir les hippos qui sortent de la rivière et se promènent en ville. Ça l’air qu’il y a même des chéckeux d’hippo (rien d’étonnant si on trouve des gardiens de container) qui protègent les gens des hippos qui ont l’air de grosses roches dans l’eau mais qui tuent plus de 3000 personnes chaque année en Afrique du Sud. Eh oui! Les gros hippos sont plus meurtriers que les requins, les gros félins, les rhinos et les éléphants. Rassurez-vous, le but n’est pas de me faire charger par un hippo beliqueux et de faire la une du journal de Mourial « Une épaisse en voyage en Afrique du Sud se fait bumper par un hippo en furie » mais bon, quand on est dans une ville où les hippos se promènent, ben on veut les voir dans la ville.

Bon, lâchons les hippos pour le moment et revenons à la suite de nos aventures à Cape Town. Ça fait des mois que j’avais vu sur le web qu’on pouvait nager avec des phoques près de Cape Town pis ça fait des mois que je veux le faire. L’affaire, c’est que rendu sur place, il fait vraiment pas chaud (on se rappellera que j’ai acheté une tuque à Cape Town dont je me suis bien servie et qui est bien serrée dans mes bagages jusqu’à mon retour à Mourial où je vais geler comme un rat) pis j’avoue que l’idée de me garrocher avec des phoques dans l’eau glacée de l’Atlantique me tente un peu moins.

D’la marde l’eau frette; combien de fois dans ma vie pourrais-je nager avec des phoques? Si j’ai passé une fin de semaine dans un maudit lac frette du Québec à la mi-juin pour faire mon cour de sauveteur plage (ça fait plus de 25 ans et j’ai encore frette à y repenser), chu ben capable de toffer une heure avec un gros wet suit entourée de charmants phoques.

Ça, c’est le discours intérieur que je me répète entre le moment où je réserve le tour (genre 3 jours avant) et le moment où j’enlève mes gants, mes pelures et mon gros imper pour mettre mon maillot de bain et mon ami le wet suit, toujours aussi plaisant à enfiler. Impossible de ne pas avoir l’air d’une belle tarte tout sauf gracieuse, surtout quand on s’exécute dans un stationnement près d’un trailer.

Ma tendre moitié m’accompagne pour faire un tour de bateau mais décide de passer son tour pour la baignade, ne voulant pas s’achever puisqu’il ne pète pas le feu avec son maudit rhube. Nous sommes huit motivés qui allons sauter à l’eau, plus les deux guides, deux sud-africains hyper dedans (y faut pour se sacrer dans l’Atlantique quelques fois par semaine). Il y a également le capitaine du bateau qui est dedans lui-aussi et qui manoeuvre d’une main de maître le pneumatique qui nous mènera vers nos amis les phoques.

Après à peine 2 minutes de bateau, nous voyons une dizaine de gros phoques qui se font dorer au soleil derrière le port. Tout le monde est énarvé et le kodak se fait aller. Une fois le plein de photos fait, le bateau quitte le port pour aller vers la baie. Il commence à y avoir de la vague et je commence aussi à regretter de ne pas avoir pris une ou deux gravols préventives.

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Vue des alentours
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Après une quinzaine de minutes à se faire brasser le canayien, on sent qu’on arrive près des phoques. Ça dégage des centaines de phoques! Y’a comme une odeur hyper intense de déjection de phoques, un mélange de pipi et de poisson. Bref, ça sent pas la rose. Le vent est du bon bord et on ne sent plus cette agréable odeur quand le bateau jette son ancre au milieu de centaines de phoques qui jouent dans les vagues.

C’est devant cette gang que ça dégageait
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Vue du rivage à partir du bateau
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On nous explique comment se sacrer dans l’eau frette et de rester près des guides. J’avoue que j’ai un peu la chienne; l’eau frette (8 degrés), de la belle grosse vague pis des beaux gros phoques en liberté partout.

Juste avant de me pitcher à l’eau
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Je me garroche sans trop réfléchir en attendant d’avoir l’impression que mon coeur va arrêter à cause de l’eau glaciale. Surprise! Le wet suit, la capuche, les tites bottes et les gants font la job et c’est à peine si je sens l’eau. Je m’élance vers les phoques qui sautent partout, nagent autour de moi. C’est hallucinant, et le mot est faible!

Y’a de la houle en masse et j’suis bien contente d’être une bonne nageuse. Je décide de faire un peu de surplace pour observer le magnifique spectacle autour de moi. C’est magique! On est loin de la nage avec les dauphins à Cuba où la nage consiste à rester dix minutes en ligne avec un gilet de sauvetage à attendre que le dauphin te donne un bec pour la photo.

Ici, t’es dans le feu de l’action et le mot est faible. C’est pas mêlant, t’as toujours au moins cinq-six phoques autour de toi qui virevoltent et sautent. Je décide de tenter le snorkelling et le spectacle sous-marin est aussi beau. De vraies petites torpilles qui tournent entre les longues algues sous-marines. Certains me frôlent mais ils ne sont que curieux, zéro agressifs. Ils ont de grands yeux sous l’eau, contrairement à quand ils sont en surface. L’eau me glace un peu la face mais c’est vraiment correct côté température, rien comparé à ce que j’appréhendais.

Je préfère le spectacle au-dessus de l’eau car l’eau est un peu brouillée avec toutes ces vagues. Je passe donc près d’une heure à faire du surplace dans les vagues avec un giga gros sourire dans la face. Je suis la dernière à retourner dans le bateau (à part les guides). C’est quand je remonte dans le bateau que je constate que je suis un ti-peu fatiguée, mes pattes sont lourdes. J’ai même pas frette mais j’ai un début de mal de coeur avec les vagues qui brassent le bateau. Mais bon, c’est rien comparé au trip que je viens de vivre!

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Pis pour ceux qui se posent la question, non y’a pas de requin dans ce coin car l’eau est trop frette… En tous cas, c’est une méchante expérience; si vous passez un jour par Hout Bay (pas loin de Cape Town), garrochez-vous pour nager avec les phoques!

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Des nouvelles de Santa-Lucia (et de Cape Town, 2e partie)

Je vous écris de notre douillette tente de luxe de Santa Lucia, une petite ville très touristique (mais sympathique) pas loin du Mozambique (350 km) où nous sommes depuis maintenant déjà 3 jours. C’est fou ce que le temps passe vite et comment on trippe en Afrique du Sud. Je commence sérieusement à comprendre mes amis virtuels de http://www.voyageforum.com (une mine d’informations pour toutes destinations sur terre) qui y reviennent toutes les années.

Fa que pour revenir à notre tente de luxe : 1 seul mot : wow!!! On est très loin de la tente scout qui sent l’humidité et qui pogne l’eau à la moindre averse. Sans farce, la dite tente est plus grande que ma salle à diner, on a une salle de bain toute équipée (une annexe qui communique avec la tente et qui comprend un mini coin cuisine avec frigo, un énorme balcon avec vue sur la cour intérieure peuplée de palmiers, d’une giga piscine, d’une cuisine extérieure toute équipée et de plusieurs braii (barbecues). La grosse vie sale dans un mini tout inclus au centre de Santa-Lucia.

On peut aller partout à pied (cafés, restos, épicerie, voir la douzaine d’hippopotames qui dorment dans la rivières, des singes vervets à couilles bleues pâles; on dirait qu’un grand comique les a aspergées de peinture bleue pastel. Bref, c’est la grosse vie sale!

Singe à couilles bleues
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Le hic, c’est qu’étant au centre de la « ville », on entend le merveilleux ventilateur du resto d’à côté, les gens qui pitchent des vidanges dans le container derrière notre tente. (d’ailleurs, même le container a ses gardiens de sécurité!!!), les travaux autour (j’m’en sors pas après m’être tapé des *{]^>£* de travaux tout l’été en face de chez moi).

Mais bon, c’est assez tranquille la nuit une fois que nos charmants voisins, que nous avions d’abord nommé les colons allemands pour les renommer hier les colons sud-africains, se ferment la trappe. On peut alors entendre les oiseaux se faire aller (dont un particulièrement intense hier qui s’est fait aller solide à 3 heures du matin), les chauves-souris faire des petits sons stridents, le vent balayer les branches de palmiers. Le tout dans un lit super confortable (pas un maudit tapis de sol avec une racine qui s’adonne à passer en dessous).

Bon, je devais vous parler de notre séjour à Cape Town. Ça ne fait qu’une dizaine de jours et c’est déjà loin. Je vous avais laissé sur Marc qui avait chopé une cochonnerie de rhube, je répète Marc avait chopé une cochonnerie de rhube et pas moi.

Notre 2e journée à Cape Town fut donc très relaxe. Nous avons laissé faire la ballade sur la métropolitaine de Cape Town et avons décidé de nous écrapoutir dans un resto rempli de gens de la place (toujours un bon signe), le Nelson’s. Ce resto se trouve en face de l’hôtel chicos du même nom et offre de la bouffe succulente. Il est à 10 minutes à pied de notre hôtel et à environ 15 minutes en revenant (ça monte en titi; la côte Berri, c’est de la petite bière à côté).

La façade de notre hôtel de Cape Town
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Nous y sommes allés à quelques reprises pis on y a revu toujours les mêmes gens qui écoutent vaguement les matchs de rugby qu’on y diffuse sur la terrasse. Le rugby est une vraie religion ici; c’est fou le nombre de gens qui portent fièrement le « beau » chandail vert de l’équipe locale. On a d’ailleurs failli achever un chauffeur de bus en lui disant qu’on n’avait pas d’équipe préférée (on a étrangement skippé le fait qu’on s’en sacre pas pire du rugby).

Le lendemain ou le surlendemain, j’sais pu trop, nous avons fait la visite de la prison sur Robben Island où Nelson Mandela fut incarcéré pendant 18 ans. Il fallait être au bateau à 10:30, l’embarquement se faisant au Waterfront, à un bon 45 minutes en bus de notre hôtel. Marc avait mis le cadran à 9:00. Mettons que ça laisse pas beaucoup de temps pour se revirer de bord, surtout quand un des deux file pas trop (pis c’est pas moi je vous rappelle).

On se grouille pour rien parce que ça brette à l’embarquement du bateau où il y a plein de monde (dont une classe d’une trentaine d’écoliers de 8-9 ans accompagnés d’un seul prof). On a droit à des petites jokes de sécurité dans le bateau. Les sud africains adorent ajouter quelques « bons » gags à chacune de leurs interventions en public.

Vue du Waterfront du bateau
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Vue de Cape Town du bateau
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Dès qu’on arrive sur Robben Island, on nous dirige vers des bus pour débuter la visite. On est bien squizzés dans les bus, genre 3 sur un banc à 2. Notre guide débute le tour avec un pot-pourri de gang internationaux du genre : « y a-t-il des hollandais ici? » *blague sur les hollandais* « y a-t-il des britanniques ici? », etc. Rendu aux canadiens, j’commençais à être un peu à bout, surtout que oh bonheur, on a droit à un bébé de six mois qui braille non stop. Je sais bien qu’on ne peut demander à un bébé de six mois d’arrêter de pleurer mais en tant que parents, on peut se douter qu’un bébé en aura rien à cirer de Nelson Mandela et ne restera pas tranquille dans un tour qui dure 3 heures. Pis mettons que le bébé nous a fait savoir tout le tour qu’il n’était pas content.

Murale commémorative sur les quais de Robben Island
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Le bus parcourt différentes installations de l’île dont les différentes prisons avec des niveaux de sécurité variables. On termine avec les explications d’un ex-détenu qui y fut incarcéré. Ça ne devait pas être la joie car c’était assez surpeuplé et ça reste une prison.

Vue d’une cellule où il y avait une soixantaine de prisonniers
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Menu des prisonniers variant selon la couleur
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Je ne sais pas si ce sont les installations proprettes (tout a été nettoyé depuis que c’est devenu un musée, ça ne devait vraiment pas être comme ça dans le temps) mais ça m’a presque donné l’impression d’être un camp de vacances, surtout quand je pense à Auschwitz que nous avons visité y’a 3 ans et que je qualifie et de loin, du pire endroit visité à vie. Un badtrip total, le pire du pire, pas de mot pour décrire toute cette horreur. Je sais, la comparaison est crissement boiteuse et je ne remets vraiment pas en question ce que Mandela et ses compatriotes prisonniers politiques ont enduré pendant de très longues années pour que nous ayons une Afrique du Sud telle qu’elle est présentement.

Tout ça pour dire que le tour était intéressant mais je n’ai malheureusement pigé que le quart des explications données par la guide et l’ex-détenu, because bébé qui braille à fond la caisse sans arrêt.

Comme il faisait beau, nous avons conclu la journée avec la montée de la montagne de la Table (Table Moutain), haute de plus de 1 km. Bon, on n’a pas fait ça à pied (on se rappellera que Marc a le rhube, je répète, Marc a le rhube) mais à l’aide du téléphérique de la mort qui tourne sur lui-même pendant l’ascension.

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Arrivés en haut après un ti-vertige (mine de rien, c’est haut 1 km viarge), j’oublie mes peurs de moumoune quand j’aperçois un dassie. Un dassie, c’est une marmotte des montagnes trop cute. Mais alors là, vraiment trop cute. Je pousse des petits cris de joie, me garroche pour prendre des photos, tout comme le troupeau de touristes autour de moi. Si on pense vivre la solitude du sommet d’une montagne, faut pas aller se planquer sur Table Moutain parce qu’il y a du monde à messe.

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C’est super bien aménagé avec un resto, pleins d’endroits pour admirer la vue spectaculaire sur les environs, dont Cape Town (la montagne entoure la ville), des sentiers bien foutus pour explorer sans se péter la gueule. Nous le constaterons plus tard mais les sud-africains ont un talent fou pour les aménagements en nature. Vraiment, c’est bien pensé, solide, ça s’intègre parfaitement dans le décor, y’a des explications intéressantes avec une mission à la fois éducative et écologique.

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Nous n’avons pas le temps de faire le plus long sentier car on (pas mal plus moi si je veux être franche) ne veut pas manquer le dernier téléphérique (yé drette pas question que je redescende ça à pied à la noirceur). 200 photos de dassies plus tard, nous redescendons, éblouis par la montagne de la table (et les dassies).

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Nous devons prendre deux bus de la ville pour rejoindre notre hôtel. Y’a pu de bus entre le téléphérique et la métropolitaine de Cape Town où passe l’autre bus (bien pensé de couper les bus avant les derniers téléphériques). On tète le chauffeur du bus de touristes qui à explorer la ville pour se rendre à la métropolitaine. Il nous embarque, ainsi que nos deux amis d’infortune allemands (on doit être les quatre seuls touristes à ne pas avoir de char à Cape Town), sans se faire prier et sans nous faire payer. Vraiment sympa!

Prochain récit : je vous raconte ma baignade avec des centaines de phoques dans les eaux frettes de l’Atlantique.


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Des nouvelles de la N2

Je vous écris de notre fabuleuse chambre de notre Bed and
Breakfast d’Amanzintoti, une banlieue très chic de Durban. Il est cinq heures du matin et je regarde le jour se lever tranquillement au son des nombreux oiseaux et des espèces de canards à long bec croche qui gueulent non stop.

Nous en sommes au point « chambre de luxe » de notre voyage après deux jours à rouler sur la N2 à la pluie battante ou au temps moche. Nous avons fait plus de 1200 km en deux jours et ce, entre les animaux, les marcheux d’autoroute, le brouillard, la pluie, les montagnes, les villages, etc.

La N2 ici est l’équivalent de la 20, notre bonne vieille transcanadienne mais en version sud africaine. Même si la chaussée est nettement plus belle ici (pareille comme les chaussées qu’on vient juste de refaire au Québec avant le retour des craques, des trous et des bosses deux semaines plus tard), mettons que c’est pas l’action qui manque sur l’autoroute où les limites sont pourtant souvent 120 km/h.

Il arrive souvent que la N2 soit la seule voix praticable. Elle est donc utilisée par tout le monde, pis quand j’écris tout le monde, c’est vraiment tout le monde. Il y a presque tout le temps des marcheux d’autoroute sur le bord, quand ce n’est pas dans la voix (faut ben traverser), et ce, même dans des coins improbables (genre dans la montagne dans des tournants où il n’y a pas l’ombre d’une maison).

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Au début, c’est un peu stressant mais on s’y fait vite, surtout après notre expérience indienne de près de quatre mois qui nous a solidement préparé à toute forme de bordel routier. Y’a pu grand chose qui nous fait peur maintenant.

Mais qui sont donc ces omniprésents marcheux d’autoroute? Des gens du coin qui vont travailler, barrouettent du stock (mention spéciale à la gang qui roulaient un gros tuyau), des familles, des écoliers. Eh oui, des écoliers marchent ici sur le bord d’une autoroute où ça roule à 120 et souvent bien plus!!! Bon, ils nous font souvent ralentir dans des zones scolaires (eh oui, y’a des panneaux d’écoliers sur la N2) à grands coups de solides dos d’âne (pas comme nos timides montréalais) où t’as crissement intérêt à ralentir si tu veux pas scrapper ton dessous de char.

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Faut aussi savoir qu’une bonne majorité de la population n’a pas de voiture. Ils font du pouce avec des billets en main (forme de covoiturage), prennent des petits bus déments qui font absolument n’importe quoi sur la route, tels des kamikazes du transport en commun. Quand tu vois un petit bus, méfie-toi car il peut te couper à tous moments, crisser les brakes pour ramasser quelqu’un ou pour une raison obscures. Bref, faut absolument se tenir loin des petits bus mais c’est pas facile car y’en a partout.

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Le petit bus dément doit pas être donné tant que ça car un bon nombre de gens marchent des distances assez importantes (ex. écoliers qui doivent faire 7-8 km sur le bord de l’autoroute dans les côtes à la pluie battante, travailleurs qui doivent faire probablement plus), bref juste ça remet en question ce qu’on a parfois entendu sur les noirs qui « seraient » paresseux (sur la quantité industrielle de marcheux qu’on a croisé, aucun n’était blanc). Eh oui, plus de vingt ans après la fin de l’Apartheid, force est de constater que les inégalités raciales sont encore bien présentes ici, ne serait-ce que par la distribution de la richesse qui n’est vraiment pas encore du côté de la majorité noire.

Le coût de l’essence doit être effarant pour les plus pauvres car il en coûte autant que chez nous pour faire un plein, une fortune si on considère le coût de la vie en général nettement plus bas. On aurait voulu embarquer des pousseux mais comme les recommandations générales de sécurité déconseillent de le faire, on n’a pas osé. Difficile de laisser ces gens sur la route alors qu’on a un beau bolide qui pourrait rapidement transporter 3 ou 4 personnes (12 à 15 en Inde ;-) ). Je penserai à tous ces marcheux d’autoroute dans les montagnes sous une généreuse pluie frette à 17 degrés quand je me tapperai de la flotte en bécane ou une esti de panne sur la ligne verte.

Bon, les marcheux, c’est une chose mais ce n’est qu’une infime partie des « pertubations » de la N2. La deuxième étant sans aucun doute la faune n2ienne omniprésente et abondante.

Nous avons croisé plusieurs troupeaux de babouins. Il y a souvent des clôtures de 3-4 pieds de haut aux côtés l’autoroute mais ça n’arrête vraiment pas les troupeaux de babouins qui les enjambent en moins de deux. Au moins, les babouins sont assez brillants pour regarder avant de traverser l’autoroute (je vous jure que oui, ils regardent avant de traverser) pis ils clanchent en traversant.

C’est pas le cas des grosses vaches niaiseuses qui traversent quand bon leur semble même si t’arrive à 120. Mais pourquoi les clôtures n’ont pas arrêté les grosses vaches niaiseuses me direz-vous? Ben simplement parce que parfois les clotûres ont des ouvertures ou des portes ouvertes où les grosses vaches se faufilent, tout comme les chevaux, les moutons, les chèvres, les cochons et les chiens. Bref, c’est pas mal la ferme non stop sur le bord (ou sur tout court) la N2.

En tant que copilote, je devais signaler les apparitions animalières trop proches de la voie (sinon, je n’aurais pas arrêté) au pilote pis sacrer les flasher d’urgence au cas où on devait attendre qu’une grosse vache traverse lentement la voie (c’est arrivé à quelques reprises).

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À cela s’ajoutait le temps de cul, surtout la première journée où ce fut le déluge toute la maudite journée. Bon, on était dans le char au sec contrairement aux pauvres marcheux, mais disons que des trombes d’eaux n’améliorent pas ben ben la visibilité pour spotter les nombreux représentants de la gente animale. Pis du brouillard non plus quand on ne voit pas un mètre en avant. Ou encore mieux, du brouillard et la grosse flotte!

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Troisième élément pour ajouter de l’action sur l’autoroute : les morons qui savent pas conduire. Ici, au top des morons, y’a les chauffeurs des petits bus déments qui font absolument n’importe quoi mais ils ne sont vraiment pas les seuls. Y’a aussi les chauffeurs de pickup qui roulent comme des mongols à 160 en pleine montagne dans de solides tournants (on en a vu une couple d’accidentés d’ailleurs) et les chauffeurs d’auto pas pires décrissées qui n’ont pas l’air de savoir où ils s’en vont pis qui roulent vaguement dans l’accôtement ou entre les deux voies. Bon ça semble terrible mais nonobstant cette gang de tapons, la majorité des gens conduisent assez bien et sont plutôt respectueux (sauf des vitesses dont tout le monde semble se sacrer).

Histoire d’ajouter un peu de plus de punch, la N2 traverse de pas pires bleds fort distrayants. Y’a du monde partout, les étals boucanent, tout le monde traverse la fameuse N2 sans regarder (faut dire qu’on roule là à 10), les gens se parkent en double, en triple, alouette. Bref, ça n’arrête pas deux secondes et y’a pas à en douter, on est vraiment en Afrique.

Le point central des bleds est le Kentucky. Je ne sais pas pourquoi (sûrement parce que c’est le centre de la ville) mais systématiquement, tout le monde se ramasse devant le Kentucky. Nous avons développé une rigoureuse échelle pour catégoriser un bled :

Plusieurs Kentucky : gros bled
Un Kentucky avec des étals « normaux » : moyen bled
Un Kentucky avec des étals où on fait bouillir des têtes de chèvres : mini bled

C’est fou de constater que même des minis bleds ont leur Kentucky. Le gros poulet gras, ça pogne en maudit ici. Parce qu’en dehors du Kentucky, y’a des tonnes de déclinaisons locales toutes aussi grasses et frites. Pis ça parait sur la taille des gens même si plusieurs marchent des km quotidiennement.

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Bon, avec tout ça, j’ai pas parlé de la suite de nos aventures à Cape Town; ce sera pour un prochain récit. Nous quittons aujourd’hui pour Santa Lucia, une ville où les hippopotames se promènent dans les rues (hiiiiiii!!!)


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Des nouvelles de Knysna (et surtout de Cape Town)

Je vous écris du balcon de notre superbe auberge de jeunesse de Knysna, une ville du cap occidental que nous avons rejoint en 550 km depuis Hermanus, notre dernière destination. J’ai une vue imprenable sur le lagon pour moins d’une heure car le soleil se couche assez tôt ici

Marc est parti avec une fille qui travaille à l’hôtel (et des saucisses) à bord de notre super bolide pour retrouver la chienne de l’hôtel qui s’est poussée alors qu’un gars rentrait. Mission accomplie; ils viennent de revenir avec la fugitive saine et sauve.

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Je porte mon gros gilet de laine, mon gros coton ouaté, un foulard et je bois du thé bien chaud. Le temps est très changeant ici; on a eu du beau temps à Cape Town (genre 20-22), du temps digne de la Gaspésie (froid, vent et flotte) à Hermanus et là, c’est correct dans le jour mais attention quand le soleil se couche; t’es mieux d’avoir une petite (moyenne) laine pas loin. D’ailleurs, je me suis acheté une tuque à Cape Town qui est déjà rentabilisée. Pis je ne regrette pas une seconde d’avoir trainé mes petits gants et mon foulard d’hiver. Ils annoncent le retour du temps de Gaspésie demain et après-demain; c’est ben correct car on va faire du char en masse (environ 1000 km) pour se rendre d’abord à Cinsta (une autre ville encore inconnue ce matin) puis dans le coin de Durban.

Que dire de l’Afrique du Sud après près de dix jours ici? D’abord, on est très loin des écrits d’avertissement Canada où on a l’impression qu’on va se faire sauter dessus pour se faire voler / attaquer à tous les coins de rue. Je dois dire qu’on se promène dans l’Afrique du Sud « riche » et qu’on ne se tient pas dans les township sauf quand on se perd en bagnole (2 fois en 3 jours). Mais bon, rassurez-vous, ce n’est pas le far west où il faut louvoyer entre les balles perdues et les gens qui tentent de se pousser avec un bout de notre super bolide de location à 540$ pour un mois.

Toutefois, j’avoue que la différence entre les township et les quartiers aisés dans lesquels nous résidons (même si nous logeons dans des auberges de jeunesse) est hallucinante. D’un côté, les quartiers résidentiels proprets de type anglo-saxon avec des grosses cabanes hyper protégées (barbelés, clotûres avec des pics, systèmes de surveillance, chiens gardiens, gardes humains, etc.) et de l’autre, des quartiers pour le moins minimalistes avec des mini maisons, des chemins souvent en terres, des poules dans les cours, une population exclusivement noire. Mettons que dans les townships, tu ne doutes pas une seconde que tu es Afrique tandis que dans les quartiers riches, on pourrait être en Australie, systèmes de protection en plus.

C’est d’ailleurs ce qui m’a frappé le plus en arrivant à Cape Town; c’est fou comment tout est protégé ici. Si tu te perds, y’a un gardien à tous les 50 pieds maximum (de maison, de stationnement, de coin de rue, etc) qui a l’air de s’ennuyer solide et qui est ben heureux de t’indiquer la direction que tu cherches. La sécurité doit être un méchant secteur d’emploi ici. Pourtant, je ne peux pas dire que je me suis sentie en danger une seconde ici. Oui y’a des itinérants un peu weirdos qui nous ont demandé de l’argent mais rien de bien méchant (faut dire qu’on a de l’expérience ayant tous les deux travaillé au AC, à côté de la place Émilie-Gamelin, un haut lieu de l’itinérance).

Bon, j’avoue que notre première ballade à pied à Cape Town pour se rendre au Water Front était assez moyenne. On a pogné un gros boulevard plutôt badtrip pour se rendre (genre métropolitaine de Cape Town). 8 voies remplies de chars qui roulent vite et qui « pusent », c’est pas ce qu’on appelle une marche d’agrément. En bonus, les bords ce beau boulevard était peuplé d’itinérants écrapouts, rien pour rassurer une première journée. Bon, on s’est vite rendu compte qu’ils se sacraient pas mal de nous mais j’avoue qu’au début, t’accélèrent un peu le pas.

Le bord de mer est très sympathique mais très touristique (mais bon, on est des touristes fa que…). On y retrouve tous les classiques d’un spot touristique : une grande roue, un ti-train pour les enfants (fallait voir la gueule de l’ado qui « protégeait » le chemin du train avec son drapeau; il avait l’air tellement à bout pis la saison ne fait que commencer puisque c’est le printemps ici), des spectacles « traditionnels » (chez nous, ça serait des danses amérindiennes, ici, ce sont des danses zoulous), des sales mimes aussi gossants quel que soit le pays, des restos un peu pognes à touristes, un mc do pis un PFK (y’en a partout ici, c’est fou).

On mange une bouchée dans un resto avec vue sur le port (tant qu’à payer un prix de touriste, aussi ben avoir une vue), c’est étonnamment bon et pas si cher (prix équivalent à chez nous). Bon, c’est cher pour l’Afrique du Sud mais ça pourrait être ben pire.

On se promène un peu sur le bord de mer quand oh surprise, je tombe sur un gros phoque dans l’eau près d’un resto. On venait de se dire qu’il n’y avait pas beaucoup de poisson dans l’eau quand on tombe sur ZE bête. Au début, Marc a eu peur qu’il soit mort (= l’auteure de ces lignes en larmes au milieu des touristes) mais finalement, il s’est mis à faire des stépettes de phoque puis a plongé sous les bateaux. Inutile de vous dire que la madame était BEN contente.

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N’ayant pas le courage de remonter à pied après notre merveilleuse ballade sur la métropolitaine de Cape Town (sans parler que ça monte tout le long pour revenir), on décide de grayer de la carte Opus du coin, la mycity card. La dame à la station de bus est très sympatique mais bon sang que c’est compliqué mettre l’équivalent de 10$ (100 rands ici) sur la carte. Je dois rentrer mon très sécuritaire NIP 5 fois (1234 que la madame m’a dit de rentrer), ça prend une éternité avant de recevoir une réponse (que ça marche pas), la madame arrête pas de remplir des papiers, bref, on dirait que je fais une demande d’emprunt hypothécaire. On finit par avoir nos cartes avec le précieux 100 rands dessus non sans effort de notre part ni de la pauvre madame qui a rempli 2000 papiers qui vont sans doute finir aux vidanges.

Une fois que t’as ta carte, t’es en business pour prendre les bus qui ne passent pas si souvent (pas pour rien que tout le monde se promène en char sur la métropolitaine à 8 voies) mais qui sont quand même pas mal. Tu passes ta carte dans un lecteur soit dans l’entrée de la station de bus ou dans le bus pis en ressortant et le montant est fixé selon la distance. Parfois, c’est calculé en rand pis d’autres fois en points. On n’a pas trop compris la tarification (parfois ça ne coûtait rien?) mais je n’ai pas dépassé mon 10$ de bus en une semaine de bus dont un trajet pour aller à l’aéroport. C’est pour le moins abordable mais il ne faut pas être pressé en dehors des heures de pointe.

On aurait sans doute plus marché même si la ville n’est vraiment pas le royaume du piéton mais Marc a rapidement chopé un espèce de rhume poche. Oui, oui, vous avez bien lu : C’EST MARC QUI A CHOPÉ UNE MALADIE ET PAS MOI. Incroyable mais vrai! Une chance que j’avais ma pharmacie ambulante mais on s’entend que des tylenols rhume, ce ne sont quand même de l’artillerie lourde pour remettre quelqu’un sur pied en moins de deux. Je vous raconte la suite de nos péripéties dans Cape Town et ses alentours au prochain récit.


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Des nouvelles de Fisherhaven (pas loin d’Hermanus)

Je vous écrit de notre coquette chambre de Fisherhaven, un mini bled pas loin d’Hermanus, ZE spot à baleines d’Afrique du Sud.

Ça fait 8 jours que nous sommes arrivés en Afrique du Sud et le temps file à une vitesse folle. Y’a tellement de choses à voir et à faire, c’est dément!

Tout d’abord, pourquoi l’Afrique du Sud? Simplement parce que j’ai le malheur d’être abonnée à Évasion, un canal qui présente des tonnes d’émission voyage dont Ouisurf 2 qui se déroulait en Afrique. Quand on a vu les épisodes en Namibie, en Afrique du Sud et au Mozambique, on s’est dit wow! Faut y aller!

Ça aurait pu rester comme ça un bon bout mais ça s’adonne qu’en mars, j’ai trouvé un super deal pour des billets d’avion vers l’Afrique du sud (1100$ taxes comprises aller à Cape Town, retour par Johannesburg avec Air France). On a sauté dessus en lisant après les avertissements voyage de notre cher gouvernement (moman : ne va pas lire ça avant que je sois revenue). Bref, on s’est lancé pour 5 semaines dans un pays qu’on ne connaissait pas ben ben.

Comme on avait bien aimé découvrir un pays relativement inconnu l’année passée (5 semaines en Corée du Sud alors qu’on ne connaissait que vaguement Séoul), on a récidivé cette année en sol africain.

Nous sommes arrivés vendredi passé vers 11 heures le soir, bien décalés après 3 beaux vols : Montréal-Paris où Marc a partagé son espace avec une dame assez bien portante. Mettons qu’en classe économique où t’es déjà bien squizzé d’avance, ça fait un 6 heures long longtemps. Niaisage quelques heures à Charles-de-Gaulle puis un ti vol vers Amsterdam. Le gars à côté de moi a posé non-stop la vue de son hublot, ce qui me laissait penser qu’il n’avait pas pris l’avion souvent. J’ai eu le temps de bletter son papier d’hôtel pour voir qu’il allait dans un hôtel pas mal plus cher que le notre (175 euros la nuit hhhhhiiiiii!!! Notre cheapoune était 45 euros la nuit pour vous donner une idée).

Petite soirée à Amsterdam. Chère Amsterdam, quelle ville l’fun! Nous y sommes allés à quelques reprises et c’est toujours aussi plaisant. Une des rares villes où les vélos ont priorité sur tout et où y’a presque pas de voiture. Le rêve pour s’y balader d’un petit pont à l’autre. Notre hôtel cheapoune était à 5 minutes à pied du Centraal, la gare à 20 minutes de train de l’aéroport (oui, y’a bel et bien deux a, ce qui nous fait toujours bien rigoler même après près de 15 ans depuis notre première visite ensemble).

L’hôtel est pas mal mieux que ce que j’imaginais. Beau hall, la fille à la réception est bien sympathique (ce que n’a pas du penser une tarte parlant espagnol venue nous couper la parole pour poser une question du genre où est telle place, mettons qu’elle s’est faite revirer de bord d’à plomb à part ça). Notre chambre est minimaliste mais correcte. Les toilettes / douches communes font la job.

Même si on est claqués de notre nuit de marde dans l’avion (j’ai du dormir quinze minutes gros max), on part à la course profiter un peu de la ville avant de tomber raides mort. Super resto de tapas trouvé sur TripAdvisor un peu en retrait des pognes à touristes avec des menus dans toutes les langues. Délicieux!

On est étrangement en forme alors on décide de se clancher une petite marche de santé, histoire de se délier les pattes avant notre dernier vol de 12 heures vers Cape Town. Nous tombons sur une famille de cygnes à mon plus grand bonheur (des cygnes!!! Des cygnes!!! Y’a des bébés cygnes!!!!). J’sais pas pourquoi mais je suis fascinée par ces grands oiseaux.

Retour à l’hôtel pour une courte nuit. Je tombe raide morte pour me réveiller à 1 heure du matin (vive le décalage!). Ça laisse le temps de se renseigner sur Cape Town (vive le wifi) et d’entendre les portes claquer à toutes les fois que des voisins de chambre vont aux toilettes, c’est-à-dire souvent. Les chambres ne sont pas trop insonorisées alors on entend la rumba dans la rue (pis c’est pas la rumba qui manque à Amsterdam). Ça doit pas être jojo de dormir dans cet hôtel quand t’as des party animals dans la chambre à côté. Je finis par me rendormir vers 3:30 du matin pour me réveiller en catastrophe à 7:00 du matin. Le cadran de Marc n’a pas fonctionné car il était sur le mode avion (yé!).

La joke, c’est que notre avion part à 10:00. Vite! Douche en catastrophe, on part à la course vers le Centraal, on pogne le train rapido pis on arrive à Schipol dans les temps pour pogner notre vol sans se taper un sprint de la mort.

Les douze heures de vol passent vraiment vite, faut dire qu’on a de la place et que notre voisin d’à côté est disparu dans une autre rangée pendant presque tout le vol (on s’est pas plaint mettons). J’ai eu le temps de me clancher 4 films avec le plus merveilleux système vidéo qu’on a pogné jusqu’à présent. Habituellement, quand tu fais une pause dans ton film, c’est pas garanti que ça repart comme du monde. Pis si tu veux reculer (parce que tu t’es endormi), ben bonne chance parce que c’est hyper slowbine. Ben pas là. Pis le mode « mon voyage » était génial avec des cartes de tous genres, des vues du côté de l’avion, du cockpit, du dessus de l’avion, la web cam, alouette. Bref, des heures de plaisir!

Nous avons posé le pied sur le sol africain après le coucher du soleil. L’aéroport de Cape Town est nickel et bien organisé. À la douane, la ligne « Autres passeports » est pas pire longue mais pas mal moins que les maudites lignes quand on arrive à Trudeau. On récupère facilement nos bagages malgré les craintes de Marc (ouin mais tsé une escale de 12 heures entre deux vols, ça fait plus de temps pour perdre tes bagages… Perso, je ne voyais pas trop la différence entre foutre des bagages dans un coins pendant 4 heures ou pendant 12 heures).

Je me fais arrêter par un douanier qui veut vérifier mon sac (pas de trouble, ouvre ce que tu veux). Il a droit à toute la bouffe en surplus de l’avion (c’est toujours pratique quand t’as un creux bien décalée à 3 heures du matin) qu’il regarde vaguement, loin du regard suspicieux de nos chers douaniers canayiens. Il me demande d’ailleurs si nos douaniers sont sévères; pas mal plus qu’ici mettons. D’ailleurs, parlant de douane, j’ai eu droit à un bel échantillon pour voir si j’avais été en contact avec des explosifs à Paris. Je me croyais dans « Douanes sous haute surveillance » sauf que ça aurait fait une émission très plate avec moi puisque ne fabriquant pas de bombe dans mon sous-sol, le test s’est avéré négatif.

Je franchis la douane sans problème. Le chauffeur de l’hôtel nous attend pis y’a même pas de faute dans mon nom sur son papier. On a demandé un « airport pickup » à notre hôtel, ce qui est vraiment la 8e merveille du monde quand t’arrives dans un pays inconnu pas pire claqué à 10:00 du soir. C’est un peu plus cher qu’un taxi mais t’as zéro trouble pis t’es sûr d’arriver à destination sans avoir à gosser avec un taxi qui te fait faire le tour de la ville ou qui ne trouve pas ton hôtel.

Le chauffeur est super sympathique, il conduit bien, le char est nickel. On est loin de notre aiport pickup à Delhi où on était 5 + le chauffeur + nos bagages dans un mini char chambranlant. L’hôtel est au pied de la « Table Moutain » à environ 40 minutes de l’aéroport. La ville est grande, en pente pis ça roule vite. Nous arrivons enfin dans un beau quartier avec de grosses cabanes dont celle où nous resterons une semaine.

La suite sur notre semaine à Cape Town dans un autre article; faut que je me couche car nous prenons la route tôt demain vers Knysna, une ville côtière dont j’ignorais l’existence jusqu’à hier… :-)


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Des photos de Gyeongju

Festival Culturel Silla

Cette parade en costumes traditionnels fait revivre les 1000 ans de culture de cet ancien royaume
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Les jeunes Ninjas prenaient leur rôle au sérieux!
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Les moins jeunes étaient aussi de la partie
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Fin de la parade: les chars allégoriques étaient au bout du rouleau!

Parc des tumuli

Tombeaux des anciens rois Silla

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La Corée romantique

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Le paisible Étang Anapli apprécié des couples coréens et … la ruée à l’entrée
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L’observatoire astronomique de Cheomseongdae et … ses satellites
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Les tranquilles terrasses du temple Bulguk-sa et … la réalité environnante
 
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